27 janvier 1998 – TOUHO Camping Levêque/POINDIMIE Camping municipal – 31 kilomètres

 

4 heures 30 – La nuit est étoilée. Loin à l’est l’aube se profile. Bientôt le croissant de lune pâlit déjà.

Debout sur la plage je savoure l’instant. La marée est haute. L’eau ondule sans que ce soit vague.

Je sors doucement du tiroir de la remorque les ustensiles nécessaires au petit déjeuner. Je réveillerai Bernadette lorsque tout sera prêt.

Le rangement de notre campement se fait lentement. Vers 7 heures nous démarrons tranquillement. Notre étape Poindimié n’est qu’à 31 kilomètres.

Quelques bosses au départ puis c’est du terrain plat sur près de 20 kilomètres.

Moins de 2 heures 30 plus tard nous arrivons au camping municipal de Poindimié. Curieusement, sans difficulté majeure ce trajet nous a paru sans fin. En vérité, nous commençons à accumuler la fatigue.

Notre installation est lente mais pourquoi se presser puisque nous avons le temps. La nonchalance des locaux commence-t-elle à nous gagner ?

En cours de route à Amra avant Poindimié deux jeunes mélanésiens lors d’un arrêt, ont discuté avec nous. Heureux de converser avec des métropolitains.

Parmi nos achats de la matinée nous avons trouvé de la glace. Placée dans notre petit sac isotherme elle va refroidir nos boissons. Nous pourrons boire frais cet après-midi.

Poindimié n’a rien d’exceptionnel mais se promener à pied nous est agréable. Rencontre avec une caldoche enseignante dans le collège local. Elle était ravie de parler avec nous. Deux heures plus tard elle nous apporte, à notre tente une grosse part de gâteau fait par sa mère. En plus un bocal de confiture, des bananes. Tout cela par pure gentillesse.

A notre retour à la tente nous sommes apostrophés par un couple de sexagénaires, touristes zoreilles (métropolitains) mais en voiture. « C’est à cette heure que l’on rentre disent-ils ». Ils sont intéressés par ce qu’ils appellent notre exploit. Ils nous ont doublés la veille sur la piste. Lorsqu’ils nous quittent la nuit est tombée depuis un moment.

 

January 27, 1998 - TOUHO Camping Lévêque/POINDIMIE Camping municipal - 31 km

 

4 hours 30 - the night is starry. Far to the East dawn looms. Soon the Crescent Moon paled already.

Standing on the beach I savor the moment. The tide is high. Water waves albeit vague.

I gently leave the trailer drawer breakfast utensils. I will wake up Bernadette when everything will be ready.

Our camp store is slow. Around 7 o'clock we start quietly. Our step Poindimié is 31 km away.

A few bumps at the beginning and then it's flat terrain on almost 20 kilometres.

Less than 2½ hours later we arrive at Poindimie municipal campground. Curiously, without major difficulty this journey seemed endless. In truth, we begin to accumulate fatigue.

Our installation is slow but why hurry since we have time. The nonchalance of local started win us?

Along the way to Amra before Poindimié two young Melanesian during a stop, discussed with us. Happy to converse with the Metropolitan.

Among our purchases in the morning we found the ice. Placed in our small bag insulated it will cool down our drinks. We drink chilled afternoon.

Poindimié is nothing exceptional but walk is pleasant. Meeting with a teacher caldoche at the local college. She was thrilled to talk with us. Two hours later she brings us, at our tent a large share of cake made by his mother. In addition a jar of jam, bananas. All this by pure kindness.

Upon our return to the tent we apostrophés by a couple of sixties tourists zoreilles (Metropolitan) but by car. "It is at this time that we come they say. They are interested in what they call our feat. They have dubbed the day before on the track. When they leave the night fell for a long time.

 

28 janvier 1998 – POINDIMIE Camping municipal/HOUAILOU Chez Daniel et Suzanne Neporoze – 74 kilomètres

 

A 6 heures 30 nous prenons la route de Ponérihouen distant de vingt-huit kilomètres. La route n’est pas difficile. Nous arrivons dans cette localité avant 10 heures. Il n’y a pas de camping hormis celui qui était indiqué il y a cinq kilomètres. Nous n’avons pas l’intention de revenir en arrière.

Nous faisons des achats  et buvons du Coca-Cola et reprenons la route. Dès le premier kilomètre une sérieuse montée. Nous espérons que cela ne durera pas. Non, après cela tout va bien.

Nous longeons la mer pendant plusieurs kilomètres. Une petite cascade nous permet de remplir nos bidons. Au moment où nous enfourchons le tandem une voiture pick-up allant dans le même sens que nous ralentit, freine brusquement puis fait marche arrière. Lorsque le véhicule est à notre niveau nous reconnaissons le jeune Jo que nous avons rencontré à Bourail. Nous sommes heureux de nous revoir. Il demande jusqu’où nous avons l’intention d’aller aujourd’hui. Si nous allons jusqu’à Houailou il nous recommande de nous arrêter chez un mélanésien qu’il connaît bien. La maison se trouve avant le village de Houailou. Il s’agit de Daniel Néporoze. Nous devrions être bien reçus.

Quelques kilomètres plus loin nous nous arrêtons sur une plage. Nous déjeunons à l’ombre des cocotiers.

15 heures 30 – nous repartons. Nous ne devons pas perdre trop de temps si nous voulons arriver à Houailou avant la nuit. Il fait chaud mais tant pis.

Nous franchissons le col de Ho qui est assez raide. La descente est faite avec prudence car elle nous semble plus raide encore. Dix kilomètres plus loin, en pleine brousse, une épicerie, sans aucune maison proche, nous permet de nous désaltérer avec du Coca-Cola frais. Un mélanésien quadragénaire sirote une Number One. Il nous fait envie mais si nous buvons de la bière nous risquons d’avoir les mollets en coton. L’épicière, est accoudée derrière son comptoir. La quarantaine aussi. Ce n’est pas une beauté mais ses traits laissent paraître une certaine grâce. Curieusement, compte tenu de l’heure et de l’endroit elle a des bigoudis sur la tête. Nous parlons un moment avec elle et le mélanésien. Il nous reste vingt kilomètres encore.

Ce n’est que deux heures plus tard que nous repérons la maison indiquée par le jeune Jo. Nous laissons notre matériel sur le bord de la route puis nous nous engageons dans l’allée menant à la maison. Une femme canaque, de forte corpulence, au visage agréable nous dit être l’épouse de Daniel Néporoze. Ce dernier venant de derrière la demeure vient à notre rencontre.

Peu de temps après j’installe notre toile de tente près de la maison. Pendant ce temps Bernadette va, avec notre hôtesse, en voiture, à l’épicerie faire des achats.

Ce soir, j’accepte (deux fois) du whisky. Ce n’est pas tous les jours que nous avons l’occasion de prendre l’apéritif. Bernadette se contente d’eau. Dans la conversation Daniel Néporoze nous dit que le footballeur Karembeu est son cousin. Ils ne se fréquentent pas car il n’aime ses idées indépendantistes.

N’ayant pas été invités à dîner c’est près de notre tente que nous nous faisons de copieux sandwiches de jambon.

Fatigués nous ne traînons pas.

 

January 28, 1998 - POINDIMIÉ Camping municipal/HOUAÏLOU at Daniel and Suzanne Neporoze - 74 km

 

At 6: 30 pm we take the road to remote Ponerihouen of twenty-eight kilometres. The road is not difficult. We arrive in this town before 10 am. There is no camping except that which was indicated there are five kilometres. We do not intend to go back.

We make purchases and drink Coca-Cola and resume the road. From the first kilometre a serious climb. We hope that this will not last. No, after that everything is fine.

We drive along the sea for several kilometers. A small waterfall allows us to fill our cans. At the time where we ride the tandem car pickup going in the same direction that we slows down, brakes suddenly, then backtracked. When the vehicle is at our level we recognize young Jo whom we met in Bourail. We are happy to see again us. He asked where we intend to go today. If we go to Houaïlou it recommends we stop in a Melanesian he knows well. The House is located before the village of Houaïlou. He is Daniel Néporoze. We should be well received.

A few kilometers later we stop on a beach. We have lunch in the shade of the coconut trees.

3: 30 pm - we leave. We must not lose too much time if we want to achieve Houaïlou before nightfall. He was hot but too bad.

We are taking the pass from Ho which is pretty steep. The descent is done with caution because it seems steeper still. Ten kilometers further, Bush, a grocery store, without any close House, allows us to drink us with fresh Coke. A forty something Melanesian sipped a Number One. It makes us want to but if we drink beer we risk having the calves in cotton. The grocery is leaning behind the counter. Quarantine also. This is not a beauty but her features leave seem a certain grace. Curiously, given the time and the place it has rollers on the head. We are talking about a moment with her and the Melanesian. Still us have twenty kilometers.

It was only two hours later we spot the House indicated by the young Jo. We let our equipment on the side of the road and then we engage in the driveway at home. A Kanak woman, strong body, nice face tells us being the wife of Daniel Néporoze. This last coming from behind the House comes to meet us.

Shortly after I install our canvas tent near the House. Meanwhile Bernadette goes with our hostess, by car, to the grocery store to shop.

Tonight, I accept (twice) of the whisky. It's not every day that we have the opportunity to take the aperitif. Bernadette merely water. In the conversation Daniel Néporoze tells us that football Karembeu is his cousin. They do not attend because he loves his pro-independence ideas.

Was not invited to dinner it is near our tent that we have hearty sandwiches of ham.

Tired we do are not.

 

29 janvier 1998 – HOUAILOU Néporoze/BOURAIL Hôtel Néra – 72 kilomètres.

 

03 heures 50 – Bernadette se rend aux toilettes dans la maison de nos hôtes. Elle semble être dérangée des intestins. Sans doute les mangues mangées tous ces derniers jours qui ont cet effet laxatif.

Comme elle ne se recouche pas nous plions notre tente. Il a plu il y a une heure nous sommes obligés de la secouer énergiquement.

Nous prenons notre petit déjeuner à la lumière de notre torche électrique. La nuit est d’encre.

Nos affaires sont rangées quand Daniel et Suzanne  se lèvent. Nous nous quittons après quelques phrases d’encouragement de leur part et nos remerciements de la nôtre. Un au revoir furtif dans la nuit puis nous prenons la direction de Houailou.

Au pont, 1500 mètres plus loin la route se sépare. A gauche Houailou village et direction Canala, à droite direction Bourail par le col des roussettes culminant à 380 mètres.

Nous remontons la rive droite de la rivière Houailou. Virages, montées, descentes se succèdent. Sans difficulté nous nous élevons à près de 200 mètres en une quarantaine de kilomètres.

11 heures – Petit repos avant d’attaquer une pente plus ardue. Le soleil chauffe plus fort. La température avoisine certainement 30 degrés. Dans certains endroits nous sommes obligés de poser le pied à terre, pousser le tandem et la remorque.

A midi d’après notre carte nous ne sommes plus loin du sommet du col. Trouvant un dégagement avec de l’ombre nous nous y arrêtons.

Nous ouvrons la pastèque que Suzanne a donnée à Bernadette. Cette dernière n’aime pas cela mais en mange quand même deux petites tranches. Après avoir mangé tout le reste je sens un gros poids dans mon estomac. Gorgés d’eau nous terminons par un petit ananas que nous avons acheté en cours de route. Bien sucré il nous redonne des forces.

14 heures 30 – Nous devons repartir. Notre réserve d’eau est presque épuisée mais nous espérons en trouver rapidement.

Le démarrage est difficile. Remontés sur le tandem nous avançons à trois ou quatre kilomètres/heure.

Un kilomètre parcouru nous apercevons, dans la nature, une bicoque. Je décide d’aller y demander de l’eau avec mes deux bidons à la main. Un comité de huit chiens m’accueille à une dizaine de mètres. Je continue à avancer. Une métisse sort de la maison. Après nous être salués elle fait taire les chiens. Elle me donne de l’eau sans problème. Celle-ci a été puisée dans une citerne alimentée par les pluies fréquentes à cet endroit. La remerciant je regagne la route et nous partons.

Enfin, après trois nouveaux kilomètres nous arrivons au sommet du col des roussettes.

Après une courte pause nous commençons à descendre, prudemment. Les efforts et les contraintes ont fait céder à nouveau un des renforts de la flèche de la remorque. A peine avons-nous parcouru quelques centaines de mètres que des gouttent d’eau nous tombent dessus. Nous apprécions ce rafraîchissement. Quelques minutes plus tard nous déchantons. L’ondée bienfaitrice se transforme en déluge. Nous trouvons un petit abri près d’une maison (du nom de Tévet). Nous nous y abritons en pensant que la pluie va cesser aussi rapidement qu’elle est arrivée.

Trois quarts d’heure plus tard nous sommes obligés de nous rendre à l’évidence. La pluie va durer encore longtemps. Les nuages sont toujours aussi noirs. Nous allons reprendre notre route.

La pluie et le vent qui la pousse sont glacials. L’eau qui ruisselle sur la route rend celle-ci dangereuse. La pente de ce côté de la chaine est plus raide. Les patins de freins couverts d’eau arrivent à peine à nous retenir.

Sans cette pluie nous aurions sans doute mis moins d’une demi-heure pour descendre dans la vallée. Compte tenu de la prudence dont nous devons faire preuve une heure nous a été nécessaire. Dans les virages serrés nous craignions parfois d’aller tout droit à cause de notre vitesse.

Dans la vallée s’il a plu rien ne déborde. Quelques kilomètres plus loin, la route est sèche.

Nous croisons des stockman  (cow-boy néo-calédoniens) qui déplacent des bœufs et des vaches. Au même titre que les voitures nous nous arrêtons. Le travail est remarquable.

A Bourail les gens nous saluent, comme à l’aller, avec sympathie. Certains nous disent bravo. Ils nous ont vus à la télévision disent-ils.

Ne souhaitant pas chercher plus longuement nous arrivons à l’hôtel Néra. Après y avoir pris une chambre nous nous lavons et changeons de vêtements. Enfin une bière nous remet de notre fatigue et de nos émotions. Pendant que Bernadette se repose je vais flâner dans les environs puis discute avec le propriétaire de l’hôtel.

A 19 heure 30 j’arrache Bernadette de son lit. Nous nous rendons au restaurant de l’hôtel déguster une large entrecôte au roquefort. Je suis heureux après ce que nous avons mangé  ces derniers jours.

A une table voisine, un couple de sexagénaires (suisses). Nous engageons la conversation. A la fin de notre repas nous les rejoignons à leur table. Ils ne tarissent pas d’éloges à notre encontre. Ils nous ont dépassé disent-ils dans la montée du col des roussettes. Une bouteille de Guewustraminer est commandée par les suisses et bue tout en discutant de sujets divers.

Ne voulant pas être en reste je propose une autre consommation. Bernadette et la dame se disant fatiguées préférèrent aller se coucher. L’homme et moi nous commandons deux bières. Environ vingt minutes plus tard nous regagnons aussi nos chambres. Bernadette émettant un joli ronron dort profondément. Quelques minutes plus tard je suis au diapason.

 

January 29, 1998 - HOUAÏLOU Neporoze/BOURAIL Hotel Nera - 72 km.

 

03: 50 pm - Bernadette went to the toilet in the House of our hosts. She seems to be disturbed by the intestines. No doubt the mango eaten all these days that have this laxative effect.

As it is not dizzy we fold our tent. It rained an hour ago we are forced to shake strongly.

We take our breakfast in the light of our flashlight. The night is ink.

Our business are stored when Daniel and Suzanne rose. We leave after a few phrases of encouragement on their part and thanks to our. A furtive goodbye in the night then we take the direction of Houaïlou.

At the bridge, 1500 meters below the road splits. Left Houaïlou village and direction Canala, right direction Bourail by fruit bats cervical peak 380 metres.

We go up the right bank of the river Houaïlou. Turns, climbs, descents take place. Without difficulty we we raise to about 200 meters in a 40 km.

11: 00 - little rest before tackling more difficult slope. The Sun heats up stronger. The temperature is certainly 30 degrees. In some places we have to put foot ashore, pushing the tandem and trailer.

At noon according to our map we are more far from the top of the pass. Finding a release with we will stop the shadow.

We open the watermelon that Suzanne has given to Bernadette. Does not like it, but eats anyway two slices. After eating everything else I feel a big weight in my stomach. Waterlogged we end by a small pineapple that we bought along the way. Well sweet it gives back us forces.

02: 30 pm - we leave. Our water supply is almost exhausted but we hope to find quickly.

The starting is difficult. Reinstalled on the tandem we move to three or four kilometres per hour.

A kilometre each way we see in nature, a piece of junk. I decided to go ask the water with my two cans in hand. A Committee of eight dogs greets me at about 10 metres. I continue to move forward. A Métis comes out of the House. After we be greeted it silences dogs. It gives me water without problem. It was drawn in a tank fed by frequent rains at this location. Thanking her I returned to the road and we leave.

Finally, after three new km we arrive at the top of the pass of the fruit bats.

After a short break we begin to descend, cautiously. Efforts and constraints have been again cede one of the reinforcements of the arrow of the trailer. Barely have we walked a few hundred metres that the drip water us fall on it. We appreciate this refresh. A few minutes later we déchantons. The wavy benefactor turns into deluge. We find a small shelter near a House (from the name of Tevet). We we there lurking in thinking that the rain will cease as quickly as it arrived.

Three quarters of an hour later we are obliged to make us the obvious. The rain will last a long time. Clouds are always also black. We will resume our route.

The rain and wind that are icy. The water that trickles on the road makes it dangerous. This side of the channel slope is steeper. Covered water brake pads can barely hold back us.

Without this rain we would have probably put less than half an hour to down the Valley. In light of the caution we must show an hour were needed. In tight corners we sometimes feared to go straight because of our speed.

In the Valley if it rained nothing overflows. A few kilometres further on, the road is dry.

We cross (New Caledonia cowboy) stockman who move oxen and cows. In the same way that the cars we stop. The work is remarkable.

At Bourail people greet us, as in the go with sympathy. Some say bravo. They have seen on television they say.

Not wishing to seek longer we arrive at the hotel Nera. After taking a room we wash and change clothes. Finally a beer reminds us of our fatigue and our emotions. While Bernadette is resting I'll stroll in the vicinity then talks to the owner of the hotel.

19 hour 30 I puller Bernadette from her bed. We go to the restaurant of the hotel enjoy a large steak with Roquefort cheese. I'm happy after what we ate these days.

At a table nearby, a couple of sixties (Swiss). We are committed to bringing the conversation. At the end of our meal we join them at their table. They are full of praise for our against. They have exceeded they say in the climb of the col of the fruit bats. A bottle of Guewustraminer is controlled by the Swiss and drank while discussing various topics.

Not wanting to be outdone I propose another consumption. Bernadette and the Lady claiming to be tired preferred bedtime. Man and me we order two beers. About twenty minutes later we return as our rooms. Bernadette emitting a pretty ronron sleeps deeply. A few minutes later I am in tune.

 

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30 janvier 1998 – BOURAIL Néra/BOURAIL camping plage de Poë – 18 kilomètres.

 

L’habitude sans doute, je me réveille à 5 heures 40. La climatisation m’a séché les papilles. Je me rendors. A 8 heures moins 10 je me lève.

Vers 9 heures nous allons prendre le petit déjeuner. Le couple de suisses arrive vers 9 heures 30. Bonjour et banalités.

Nous tardons. Après une longue conversation avec la patronne de l’hôtel nous partons à 10 heures 30. A la station MOBIL de Bourail je fais réparer (soudure) le renfort de flèche de la remorque.

Bernadette se plaint de nausées. Il est possible qu’elle fasse une gastro-entérite.

Nous nous dirigeons vers Poë Plage située à 16 kilomètres. Nous avons été surpris par un petit col qui nous a donné du mal. Sans doute un reliquat de fatigue d’hier. Bernadette dit ne pas avoir de forces.

Le cadre n’est pas aussi beau qu’il nous l’a été présenté. Les sanitaires sont vétustes et sales. Nous installons notre campement à l’ombre d’un banian.

Au déjeuner Bernadette refuse de manger disant ne pas avoir d’appétit. L’après-midi repos.

Notre dîner se fait tôt (18 heures 30) d’une boite de cassoulet. A 19 heures 30 nous entrons dans notre tente pour dormir.

 

January 30, 1998 - BOURAIL Nera/BOURAIL camping beach of Poë - 18 kilometers.

 

The usual no doubt, I wake up at 5: 40 pm. Air conditioning me dried papillae. I me whole. 8 hours minus 10 I rise.

About 9 o'clock we will have breakfast. The Swiss couple arrived around 9: 30 pm. Hello and trivialities.

We are slow. After a long conversation with the owner of the hotel we depart at 10: 30 pm. Bourail MOBIL station I repair (welding) the reinforcement of arrow of the trailer.

Bernadette complained of nausea. It is possible to make a gastroenteritis.

We head towards Poë Beach located 16 kilometres. We were surprised by a small pass that gave us trouble. No doubt a remnant of fatigue of yesterday. Bernadette said did not have forces.

The framework is not as beautiful as it it was presented to us. The bathrooms are old and dirty. We install our camp in the shade of a Banyan tree.

At lunch Bernadette refuses to eat saying have no appetite. The afternoon rest.

Our dinner was early (6: 30 pm) a box of cassoulet. At 7: 30 pm we go into our tent to sleep.

 

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Bourail Rocher Le Bonhomme - Bourail rock snowman

La Roche Percée Bourail

Bourail La Roche Percée - Bourail Roche Percee

 

 

31 janvier 1998 – BOURAIL Camping de Poë

 

Je dois  durant la nuit me lever et aller aux toilettes. Comme Bernadette je souffre de coliques. Lorsque le soleil émerge à l’horizon je n’ai plus sommeil. Je me promène sur la plage jusqu’au Poë Beach Hôtel situé à un kilomètre. Il semble bien tenu. Tout dort encore. Seul un personnel entretien la piscine.

La mer est basse mais on entend bien les vagues qui se jettent sur les brisants à plus de cinq cents mètres de là.

Je reviens par la route en observant les villas qui la longent. Les gens sont pour la plupart levés. Certains prennent leur petit déjeuner en terrasse, d’autre arrosent leurs plantes et leurs fleurs avant l’offensive du soleil.

A mon retour à la tente Bernadette dort encore. Vers 7 heures elle se réveille. A sa demande je prépare le petit déjeuner : tartines grillées, confitures, thé.

La marée monte. Bernadette va faire trempette de l’eau jusqu’aux fesses. J’attends que la marée soit plus haute pour me baigner.

A 10 heures nous sortons de l’eau. Nous y étions bien. Après avoir un peu paressé sur le sable nous allons prendre une douche. Le sel coule à nos pieds et nos pores s’ouvrent.

Nous allons déjeuner au restaurant l’Eden Roc qui se trouve à proximité. La propriétaire est sympathique et discute longuement avec nous. Le repas est excellent, pour Bernadette une côte de porc avec du riz et pour moi deux tranches de gigot avec des frites.

16 heures nous allons faire des courses à Bourail. Le tandem sans la remorque nous semble léger. Nous allons bon train. Le petit col est franchi à l’aise.

Nous téléphonons à Michou à son magasin pour l’informer de notre passage à La Foa lundi prochain. Elle nous attend dit-elle. Pour preuve elle n’a pas enlevé nos draps du lit où nous avons dormi le 15 janvier. Nous sommes heureux de repasser chez eux.

A Bourail alors que nous entrons dans un magasin un pick-up s’arrête près de nous. Ce le jeune Jo. Nous parlons quelques instants. Il nous demande si nous sommes allés chez Daniel Néporoze. Nous lui disons que nous avons été très heureux d’être accueillis par sa femme et lui. Nous le remercions de nous avoir indiqué cette maison. Nous l’invitons à boire un verre mais il décline l’invitation étant attendu.

Nous faisons des achats pour ce soir et demain. Le retour comme l’aller se fait sans peine.

En soirée, compte tenu du bon repas de ce midi nous nous contentons de quelques ships et de bière Number One.

 

January 31, 1998 - BOURAIL Camping de Poë

 

I have during the night get up and go to the toilet. As Bernadette I suffer from colic. When the sun emerges on the horizon I no longer sleep. I walk on the beach until the Poë Beach Hotel located 1 kilometre. It seems well kept. All still sleeping. Only personnel maintenance pool.

The sea is low but means well the waves flowing on the breakers over five hundred metres away.

I return by road by observing the villas bordering the. People are mostly raised. Some take their breakfast on the terrace, else water their plants and their flowers before the offensive of the Sun.

Upon my return to the tent Bernadette still sleeps. Around 7 o'clock she wakes. At his request I prepare breakfast: grilled bread, jams, the.

The tide rises. Bernadette will dipping water up the buttocks. I expect that the tide is highest for skinny dipping.

At 10 o'clock we get out of the water. We were there as well. After having a little idly on the sand we take a shower. Salt flows at our feet and our pores open.

We lunch at the Eden Roc restaurant located nearby. The owner is friendly and discusses at length with us. The meal is excellent for Bernadette a pork chop with rice and for me two slices of leg with French fries.

16 hours we go shopping in Bourail. The tandem without the trailer seems to be light. We are going well. The small collar is crossed at ease.

We call to Michou at the store to inform him of our passage to the Foa next Monday. It awaits us she said. For evidence it has not removed our bed sheets where we slept on 15 January. We are pleased to return home.

At Bourail so that we enter a store a pick-up stops near us. This young Jo. We are talking about a few moments. He asks us if we went home Daniel Néporoze. We say that we have been very happy to be greeted by his wife and him. We thank him for having told us this House. We invite you to have a drink but he declined being expected.

We make shopping for tonight and tomorrow. Return as the go is done without penalty.

In the evening, taking into account the good this lunch we just a few ships and beer Number One.

 

1er février 1998 – BOURAIL  Camping de Poë.

 

Aujourd’hui c’est dimanche. Je me lève comme le soleil puis je retourne dans la tente et me rendors jusqu’à 08 heures 30.

Bernadette est impatiente de prendre son petit déjeuner. Je dois me lever.

Alors que nous finissons nos tartines grillées-confiture et thé, un boulanger ambulant passe. Nous lui achetons un croissant, un pain au chocolat et un pain. Il nous offre deux parts de pizza en voyant notre équipement. Il dit nous avoir vus sur les Nouvelles Calédoniennes il y a quelques semaines. Cela mérite bien un encouragement. Ce monsieur de 71 ans, pied noir d’origine est bien sympathique. 

A marée haute nous allons nous baigner. Bernadette fait trempette quelques instants. J’y reste plus longtemps.

Après un après-midi consacré au repos nous allons en soirée vers l’Eden Roc pour régler le camping et y boire une boisson fraîche.  Tout est fermé. Nous revenons avec notre soif et sans régler.

 

February 1, 1998 - BOURAIL Camping de Poë.

 

Today is Sunday. I wake up as the Sun and then I returned to the tent and me whole until 08: 30 hours.

Bernadette is eager to take his breakfast. I have to get up.

While we finish our grilled-jam and tea sandwiches, a traveling Baker passes. We buy him a croissant, pain au chocolat and a loaf of bread. He offers us two parts of pizza in seeing our equipment. He said have seen them us on the Caledonian news a few weeks ago. This deserves encouragement. This gentleman of 71 years, black foot of origin is very nice.

At high tide we bathe us. Bernadette did dip a few moments. I stayed longer.

After an afternoon devoted to rest we will in the evening to the Eden Roc to set the campsite and a cool drink. Everything is closed. We return with our thirst and without adjusting.

 

2 février 1998 – BOURAIL Poë/LA FOA chez Lethezer – 65 kilomètres.

 

3 heures 50. Rafraîchissement et préparation du petit déjeuner.

La nuit est toujours là lorsque je réveille Bernadette. Une timide bande laiteuse à l’horizon annonce le jour lorsque nous terminons le petit déjeuner. La journée s’annonce chaude. Quelques nuages légers n’assureront sans pas notre protection.

Le camp levé et inspecté nous partons. En passant devant le restaurant Eden Roc nous glissons une enveloppe avec 1800 Francs Pacifique sous la porte (pour le règlement du camping). Sans doute seront-ils un peu surpris de notre geste. De nombreux campeurs, en effet, partent sans payer. Nous refusons, quant à nous, d’être entachés d’une mauvaise réputation.

Les deux côtes entre Poë et la RT.1 qualifiées de cols sont franchies sans problème. Les quinze kilomètres jusqu’au pont de la Néra parcourus en une heure vingt. Les deux jours de repos y sont sans doute pour quelque chose.

La Foa se trouve maintenant à moins de 40 kilomètres.

Comme prévu les nuages protecteurs se sont évanouis. Malgré la fraîcheur matinale il doit faire 28 à 30°.

Le col des arabes franchi nous peinons un peu moins. Nous avons toujours des petites montées et faux-plats successifs.

Les paysages sont connus mais nous regardons toujours avec plaisir.

12 heures 20. Dernier virage. Sur sa butte apparaît la villa de Michel et Michou Lethezer. Nous nous engageons avec plaisir sur la piste qui y mène. Les derniers mètres, très raides, sont franchis à pied.

Michel et Michou sont dans leur maison. Ils se reposent. N’ayant pas fait de bruit ils ne nous ont pas entendu arriver.

Nous garons notre matériel sous l’auvent près du studio et nous nous reposons à l’ombre. La position de la villa sur la colline permet au vent venant de la mer de rafraîchir l’air ambiant.

Vers 13 heures 30 Michou sortant de sa villa nous aperçoit. Après avoir demandé de nos nouvelles puis souhaité la bienvenue elle nous invite à nous installer dans le studio. Michel qui a entendu parler sort à son tour. Il nous reçoit aussi aimablement.

Nous prenons du repos jusqu’à 16 heures. Michou nous ayant prêté son C15 Citroën nous allons la voir à son magasin. Elle nous dit que Chantal Dubois (la femme du capitaine de gendarmerie) serait heureuse de nous voir. Nous lui faisons une visite rapide à son domicile.

17 heures – Michel me propose de faire un tour à cheval (Bernadette lui ayant dit que cela me ferait plaisir). Le cheval est très doux. Nous allons sur les terres proches. Bien que ne durant pas plus d’une heure la balade me fait plaisir.

Nous passons tous la soirée sous l’auvent. Une partie du repas a été préparée par Chantal Dubois ce qui a soulagé Michou. Le capitaine Yves Dubois est aussi présent. Nous passons une soirée très agréable.

N’ayant plus l’habitude des alcools. Il faut dire que les doses de whiskies de Michel sont triples. Comme il m’en sert trois auxquels s’ajoutent deux verres de vins je me sens grisé. Heureusement cela ne dure pas.

 

February 2, 1998 - BOURAIL Poë / LA FOA in Lethezer - 65 km.

 

3: 50 pm. Refresh and preparation of breakfast.

The night is still there when I wake up Bernadette. A shy band Milky on the horizon Announces agenda when we finish breakfast. The day promises to be hot. A few light clouds will not provide without not our protection.

The camp stood up and inspected we leave. Passing the Eden Roc restaurant we slide an envelope with 1800 Francs Pacific under the door (for the regulations of the campsite). No doubt they will be a little surprised our gesture. Many campers, indeed, leave without pay. We reject, as for us, to be tainted by a bad reputation.

Both sides between Poe and the TS.1 qualified passes are crossed without a problem. The fifteen kilometres to the deck of the Nera travelled in a 20 hour. The two days of rest are probably for something.

The Foa is now less than 40 kilometres.

As expected the protective clouds faded. Despite the morning freshness it should be 28 to 30 °.

The neck of the Arabs crossed we are struggling a little less. We always have small climbs and faux-successive dishes.

The landscapes are known but we always look with pleasure.

12: 20 pm. Last turn. On its Hill is villa Michel and Michou Lethezer. We undertake with pleasure on the trail leading there. The last meters, very steep, are crossed on foot.

Michel and Michou are in their home. They rely. Did not sound they have not heard we happen.

We Park our material under the awning near the studio and we rest in the shade. The position of the villa on the Hill allows the wind coming from the sea to refresh the air.

Around 13: 30 pm Michou leaving his villa sees us. After having asked our news then welcomed it invites us to settle in the studio. Michel, who has heard out in turn. He also kindly received us.

We take rest up to 16 hours. Michou who lent us his Citroen C15 we see her at his store. She tells us that Chantal Dubois (the wife of the captain of gendarmerie) would be happy to see us. We make it a quick visit to his home.

17: 00 - Michel offers me a ride on horseback (Bernadette who told him it would make me happy). The horse is very soft. We go on nearby land. Although lasting not more than one hour ride I am pleased.

We spend all evening under the awning. A part of the meal was prepared by Chantal Dubois which relieved Michou. Captain Yves Dubois is also present. We spend a very pleasant evening.

No longer having the habit of alcohol. It must be said that the doses of Michel whiskies are triple. Like it does me three plus two glasses of wine I feel gray. Fortunately this does not last.

 

 

3 février 1998 – LA FOA

 

Je me lève tôt. Il n’est pas 6 heures. Nous avons prévu une journée de repos. La matinée est paresseuse. Bernadette met quand même son linge à jour.

Ayant constat » que le robinet de l’évier dans la cuisine et celui du lavabo du studio ne ferment pas bien je propose de changer les joints.

La quincaillerie du village dispose de joints correspondant mais les sièges des robinets étant abimés le résultat est décevant.

En fin d’après-midi nous allons chercher des crabes chez les Dubois.

Nous dînons avec Michou et Michel sans boire autant que la veille.

 

3 February 1998 - LA FOA

 

I get up early. It is not 6 hours. We have planned a day of rest. The morning is lazy. Bernadette still updates her laundry.

With finding"that the tap of the sink in the kitchen and the sink of the studio will not close completely I propose to change the seals.

The village hardware has corresponding joints but the seats of the taps being damaged the result is disappointing.

Late afternoon we will pick crabs at the Dubois.

We dine with Michou and Michel without drinking as much as the day before.

 

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4 février 1998 – LA FOA

 

Nous avons prévu d’aller jusqu’à Thio avec le C15. Nous partons vers 8 heures 30. Après être passé au magasin de Michou nous nous dirigeons vers Bouloupari. Avant d’arriver à ce village nous prenons la direction de Thio.

Après le col de Nassirah d’où nous avons une vue superbe sur la côte ouest nous descendons vers la côte est. De ce côté de la chaine  la végétation est plus dense.

Je ne dis encore rien à Bernadette mais je ressens une douleur assez vive sous le sein droit et à l’omoplate.

A Thio nous faisons le tour du village. Nous voulons visiter le musée de la mine (de nickel) mais en ce mercredi il est fermé. Sur une affichette il est mentionné  qu’hors des heures d’ouverture il est possible de demander la clé à la direction de la SLN (Société le Nickel) à Thio. Hélas, le responsable est absent. Nous devons nous contenter des extérieurs. Dommage.

Ma douleur au côté droit est maintenant continue et plus aiguë. J’en informe Bernadette. Nous décidons de rentrer. A 12 heures 40 nous sommes de retour.

Après un déjeuner léger je m’allonge pour me reposer.

Vers 15 heures 30, bien que la douleur soit pratiquement disparue je suis le conseil de Michou et l’inquiétude de Bernadette d’aller au dispensaire de La Foa pour y faire prendre ma tension.

On m’y prend quatre fois ma tension à intervalles. Celle-ci n’offre aucune inquiétude. Le médecin m’ausculte avec soin. Il ne trouve rien d’anormal. Il me rassure ce qui me permet de rassurer tout le monde.

Sur le chemin du retour je passe au restaurant du Lagon Bleu pour y réserver une table pour six personnes. Nous souhaitons remercier Michel et Michou de leur hospitalité et Yves et Chantal Dubois pour leur gentillesse.

Avant 20 heures tout le monde est rassemblé. Le dîner se passe bien. Les mets sont de qualité. Petit bémol, la tenue des gérants est peu soignée. Enfin, nous sommes en brousse calédonienne.

Repus et heureux nous allons passer une bonne nuit. Demain départ.

 

February 4, 1998 - LA FOA

 

We have planned to go up with the C15 Thio. We leave around 8: 30 pm. After going to the shop of Michou we move towards Bouloupari. Before reaching this village we take the direction of Thio.

After the col de Nassirah wherever we have a superb view on the coast West we descend to the coast is. On this side of the chain the vegetation is denser.

I don't even say anything to Bernadette but I feel a quite sharp pain under right breast to the scapula.

A Thio we do the tour of the village. We want to visit the Museum of the mine (of nickel) but in this Wednesday it closed. On a poster noted that outside business hours it is possible to ask the key to the direction of the SLN (Société le Nickel) Thio. Alas, the head is absent. We confine ourselves to the outside. Too bad.

My pain on the right side is now continuing and more acute. I shall inform Bernadette. We decide to go. 12: 40 pm we are back.

After a light lunch I lie down to rest.

Around 15: 30 hours, although pain is virtually gone I got Michou Council and anxiety of Bernadette to go to the clinic of La Foa to take my blood pressure.

It takes me four times my blood pressure at intervals. It offers no concerns. The doctor examines me carefully. It doesn't find anything abnormal. It reassures me allowing me to reassure everyone.

On the way back I turn to the Blue Lagoon restaurant to book a table for six people. We wish to thank Michel and Michou of their hospitality and Yves and Chantal Dubois for their kindness.

Before 8 p.m. everyone is collected. The dinner goes well. The food is quality. Small flat, the holding of the managers is sloppy. Finally, we in the Bush Caledonian.

Full and happy we will a good night. Tomorrow start.

 

5 février 1998 – LA FOA/TONTOUTA – 70 kilomètres.

 

5 heures 45 – Réveil. Michel et Michou ont déjà pris leur petit déjeuner. Michou ouvre son magasin à 6 heures.

Le petit déjeuner est léger café pour Bernadette, thé pour moi et quelques biscuits. Nous prendrons quelques viennoiseries au magasin de Michou.

7 heures 30 – Nous disons au revoir à Michel et à son petit-fils Norman. C’est à nouveau la RT1. Un au revoir de loin du bras. Quelques centaines de mètres, un virage. La villa sur sa butte a disparue.

Quatre kilomètres plus loin ce sont les adieux à Michou. Nos pains aux raisins et croissants mangés nous partons.

Le soleil est haut. Quelques nuages viennent de temps en temps le masquer ce dont nous ne nous plaignons pas.

La route entre La Foa. et Tontouta est truffée de faux-plats mais nos muscles durcis par les efforts éprouvent peu de peine. Nous arrivons à destination à 14 heures.

Un petit problème se pose. Où entreposer en sécurité notre tandem et notre remorque. Grâce au gentil mélanésien rencontré à notre arrivé le matériel va être entreposé à la douane.

Nous procédons à une toilette sommaire dans les lavabos de l’aéroport puis attendons Claudette Galinié qui doit venir nous chercher.

17 heures 30 – Bernadette qui jette des coups d’œil réguliers vers le parking de l’aéroport me signale qu’elle a reconnu madame Galinié dans une voiture y pénétrant. Regardant dans la direction indiquée je confirme. C’est bien elle.

Elle ne nous a pas vus. Elle regarde à dans toutes les directions mais ne nous voient pas. Je l’appelle. Elle se retourne, me reconnait. Un grand sourire paraît sur son visage.

Les embrassades faites nous installons nos bagages dans sa Renault 9. Nous prenons la direction de Nouméa en passant par Païta où elle achète du pain et des gâteaux.

Sa maison fait partie d’un groupe de petits duplex de plain-pied pour le séjour, la cuisine, en sous-sol donnant sur le jardin deux chambres, la salle de bain et les toilettes. Le logement est agréable.

Ce début de soirée se passe agréablement en souvenirs communs. La chienne de la maison Mousse nous prend en affection.

Lorsque Roger Galinié arrive de son travail nous le trouvons peu changé. Son verbe, comme il le dit entaché d’une coquetterie (il bégaie) n’est pas totalement compréhensible les premières minutes par Bernadette. Une fois habituée cela va bien.

Un apéritif rend l’atmosphère agréable. Le repas préparé par Claudette est très apprécié. Nous traînons quelque peu à table mais devant notre fatigue apparente nos hôtes sonnent l’heure du coucher.

 

February 5, 1998 the FOA/TONTOUTA - 70 km.

 

5: 45 pm - alarm clock. Michel and Michou have already taken their breakfast. Michou opens its store at 6 o'clock.

The breakfast is light coffee for Bernadette, tea for me and some cookies. We will take a few pastries to the store by Michou.

7 hours 30 - we say goodbye to Michael and grandson Norman. It is again the RT1. A goodbye by far of the arm. A few hundred metres, turn. The villa on the Hill has disappeared.

Four kilometres further are the farewell to Michou. Our buns eaten croissants and grapes we leave.

The Sun is high. A few clouds from time to time hide which we do not complain.

The road between La Foa. and Tontouta is full of faux-dishes but our muscles hardened by the efforts have little trouble. We arrive at destination at 1400 hours.

A small problem. When storing security our tandem and our trailer. Thanks to the Nice Melanesian met at our arrival the material will be stored at the customs.

We are conducting a summary toilet in airport lavatories and then expect Claudette Galinié that should come pick us up.

05: 30 pm - Bernadette who throw regular eye shots to the parking lot of the airport tells me she recognized Mrs. Galinié in a car entering. Looking in the direction indicated I confirm. It is she.

She has not seen us. She looks at in all directions but do not see us. I call it. She turns me recognizes. A big smile appears on his face.

Hugs let us install our luggage in its Renault 9. We take the direction of Nouméa through Paita where she buys bread and cakes.

Its done House part of a group of small duplex walk-in for the stay, kitchen, downstairs overlooking the garden two bedrooms, the bathroom and the toilet. Housing is pleasant.

This early evening is pleasantly happening in common memories. Home foam bitch takes us into affection.

When Roger Galinié arrives of his work we find it little changed. His word, as he said flawed a vanity (It stutters) is not fully comprehensible the first minutes by Bernadette. Once accustomed it goes well.

An aperitif makes the pleasant atmosphere. The meal prepared by Claudette is much appreciated. We are somewhat to table but before our apparent fatigue guests ring the time of sunset.

 

6 février 1998 – NOUMEA

 

5 heures 30 – je suis réveillé. Je me lève doucement. Nous avons dormi sur le canapé-lit du séjour. Bernadette dort encore.

Je vais sur le balcon humer les dernières odeurs de la nuit. Dans cette ville qui est pourtant à dimension humaine l’air est différent de celui de la brousse. Les bruits aussi le sont. Même étouffés ceux des voitures, les salutations des personnes levées de bon matin, les aboiements des chiens sont ceux d’une concentration d’habitants.

Je suis sorti de mes rêveries par une présence derrière moi. C’est Roger qui vient de prendre en silence un rapide petit déjeuner. Il s’apprête à aller à son travail. Nous nous disons à ce soir.

Vers 8 heures Claudette est levée et Bernadette se réveille. Le petit déjeuner traîne en longueur. Claudette raconte avec force de détails les aventures qu’elle et Roger ont eues en mer lors de leur retour de Tahiti en Polynésie française à Nouméa en Nouvelle-Calédonie. N’ayant jamais navigué nous écoutons avec intérêt. Midi va bientôt sonner lorsque cessent les récits de navigations et des escales.

Le déjeuner, omelette et salade, menu léger souhaité est vite expédié.

Une promenade en ville avec Claudette puis nous nous dirigeons vers la Pointe de l’Artillerie. Nous passons devant le collège Baudoux où notre fille Danièla a été élève puis l’école Charles Bichou où notre seconde fille Emilia a été en primaire.

Lorsque nous arrivons auprès du 42ème Bataillon de Commandement et des Services où j’étais secrétaire du Chef de Corps et chancelier et où Claudette Galinié était secrétaire nous sommes surpris Bernadette et moi de voir tout barricadé alors que jadis nous passions librement.

Après avoir déposé ma carte d’identité militaire auprès du poste de sécurité nous nous rendons vers le PC (poste de commandement). Celui-ci a été déplacé étant maintenant installé dans les anciens locaux de la trésorerie. Le bureau du chef de corps est ouvert mais vide. Tout à côté se trouve le secrétariat, vide lui aussi. Entre les deux, une pièce où se trouvent un dizaine de personnes. Des officiers, des sous-officiers. Des verres, une bouteille de champagne (ou de mousseux) que l’on débouche.

Nous nous approchons sans vouloir être importuns mais soucieux de nous faire connaître. Après hésitation un adjudant sort du local et s’informe du motif de notre présence. Je lui dis qui nous sommes et fait part de notre désir de saluer le chef de corps. A son air contrit je comprends que ce ne sera pas possible d’autant que l’intéressé  nous a vus et que de toute évidence sait qui nous sommes.

La secrétaire, personnel civil, qui a remplacé Claudette Galinié vient nous voir et me  dit sur la ton d’une question « vous êtes l’adjudant-chef Duret qui avez travaillé avec madame Galinié ». Je lui réponds affirmativement et lui confirme que l’intéressée est en ma compagnie. Elles s’embrassent et échangent quelques mots.

Constatant du peu de cas que l’on fait de nous, profondément humilié, je décide de repartir.  C’est le cœur serré que je reprends ma carte d’identité et quitte le BCS.

Nous continuons vers l’extrémité de la Pointe de l’Artillerie. A moins de trois cents mètres la villa que nous avons habitée durant deux ans a été rénovée. Les haies, plus hautes aujourd’hui, ne permettent pas de prises de vue. Tant pis, une déception de plus.

Nous retournons faire un tour en ville. Le cœur n’y est plus. Claudette et Bernadette ont comprises ma peine. Nous rentrons.

Roger et Claudette ont, avant notre arrivée, prévu d’aller au Mess de Garnison pour une soirée Loto. Ils nous proposent de les accompagner. Nous acceptons compte tenu de leur gentillesse. Aller passer une soirée au milieu de militaires ne me tente pas beaucoup (écœuré par le manque de camaraderie régnant dans l’armée aujourd’hui).

Comme les autres participants nous achetons des cartons de jeu. Nous en prenons six pour 5000 Francs Pacifique. C’est sans doute de l’argent perdu compte tenu de notre chance au jeu.

Les parties de loto commencent. Quelques instants plus tard une annonce faite au micro de l’animateur attire notre attention. On signale notre présence dans la salle, saluant « notre exploit ». Nous sommes dans l’obligation de nous lever pour remercier des applaudissements qui claquent. Nous apprenons rapidement que c’est Claudette, fâchée du sort qui nous a été fait dans l’après-midi a signalé l’évènement.

Le jeu reprend. Trois petits gagnants sont déclarés à notre table, dont nous. Nos lots sont inutilisables dans l’immédiat à part 2 casquettes et une bouteille de vin que nous donnons à Claudette et Roger en sus plus tard nous gagnons deux repas dans un snack et deux excursions à cheval. Là aussi nous les donnons.

Nous rentrons vers 23 heures 30 avec un peu de baume au cœur. Sacrée Claudette !

 

February 6, 1998 - NOUMEA

 

5: 30 pm - I woke up. I gently rise. We slept on the sofa bed of the stay. Bernadette still sleeps.

I go on the balcony breathe last night odors. In this city that is yet to human dimension the air is different from that of the Bush. The sounds also are. Even smothered those cars, lifted people's good morning greetings, the barking of the dogs are those of a concentration of inhabitants.

I am out of my musings by a presence behind me. This is Roger who comes to take a quick breakfast in silence. He is preparing to go to his work. We say tonight.

Around 8 o'clock Claudette is thrown and Bernadette wakes. Breakfast drags. Claudette tells with strength of details the adventures she and Roger have had at sea during their return from French Polynesia Tahiti in Noumea in New Caledonia. Having never sailed us listen with interest. MIDI will soon ring when cease narratives of navigation and stopovers.

The breakfast, omelette and salad, desired light menu is quickly dispatched.

A walk in the city with Claudette then we are heading towards the tip of the artillery. We pass the Bandari college where our daughter Daniela was pupil then school Charles Bichou where our second daughter Emilia was primary school.

When we come to the 42nd battalion of command and Services when I was Secretary of the body Chief and Chancellor and where Claudette Galinié was Secretary we are surprised Bernadette and me to see all barricaded while once we spent freely.

After depositing my military ID at the security post we go towards the PC (command post). It was moved is now installed in the former premises of the cash. The office of the Chief of corps is open but empty. Nearby is the secretariat, empty him also. Between the two, a room where a dozen people. Officers, non-commissioned officers. Glasses, a bottle of champagne (or sparkling wine) that it leads.

We approach without wanting to be unwelcome but anxious to let us know. After some hesitation a warrant officer leaves the room and inquired the reason for our presence. I told him about us and expressed our desire to welcome the head of body. His contrite air I understand that this is not possible as the person concerned has seen us and that obviously knows who we are.

The personal Secretary civil, which replaced Claudette Galinié comes to see us and told me in the tone of a question "you are Chief Warrant Officer Duret who have worked with Ms. Galinié. I reply affirmatively and confirming that the person concerned is in my company. They kiss and exchange a few words.

Noting the few cases that it makes us, deeply humbled, I decide to leave. It is heavy heart that I take my ID card and leaves the BCS.

We continue towards the end of the tip of the artillery. Less than three hundred meters the villa we have inhabited for two years has been renovated. Hedges, highest today, are not shooting. Nevermind, a disappointment over.

We return a ride in the city. The heart no longer. Claudette and Bernadette have understood my pain. We go back.

Roger and Claudette have before our arrival, expected to go to the Mess of garrison for an evening Loto. They offer us to accompany them. We accept their kindness given. Spend an evening in the middle of military me not attempt many (disgusted by the lack of camaraderie prevailing in the army today).

As the other participants we buy cartons of game. We take six for 5000 Francs Pacific. It is probably lost money given our chance in the game.

Lotto games start. Moments later an announcement made to the microphone of the animator draws our attention. Reported our presence in the room, welcoming 'our feat. We are obliged to get up to thank applause slamming. We learn quickly that it is Claudette, angry the fate that was made to us in the afternoon reported the event.

The game resumes. Three small winners are reported to our table, which we. Our lots are unusable in the immediate except 2 caps and a bottle of wine that we give to Claudette and Roger plus later we win two meals in a snack and two excursions on horseback. There also we give.

We go back to 11: 30 pm with some balm to the heart. Sacred Claudette!

 

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Nouméa Pointe de l'Artillerie - Nouméa tip of artillery

 

 

7 février 1998 – NOUMEA.

 

Lever 6 heures. Roger me tend Les Nouvelles Calédoniennes. Je parcours rapidement les titres.

Pour que dormions plus à l’aise Roger et Claudette ont projeté d’aller chercher chez un couple d’amis deux autres matelas de mousse. Roger et moi nous allons à la SIC  (entreprise où il travaille) afin d’y prendre un petit camion pour transporter les matelas. De retour à la maison nous les installons.

Nous décidons d’aller à l’auberge des Monts Koghis pour le déjeuner. Nous y sommes vers 12 heures 30. Bernadette et moi trouvons un grand changement par rapport à ce que nous avons connu entre 1980 et 1982. Des petits chalets agréables, de boutiques de souvenirs, un bureau de guides pour les randonnées, des animations et manèges. L’environnement aussi a changé. Le restaurant qui reste dans les anciens murs est plus aéré, la terrasse est plus lumineuse. Le service est fait par des jeunes filles. Les mets sont excellents. Les prix sont calqués sur ceux des bons restaurants de la Grande Terre. Roger et Claudette sont nos invités. Nous sortons du restaurant très satisfaits.

Pour digérer nous allons nous promener dans la forêt toute proche. Les sentiers sont aménagés. Lorsque les pentes sont trop raides des marches faites de rondins de bois facilitent la progression.

En soirée, nous dînons très légèrement faute d’avoir faim.

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Claudette Galinié

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Roger Galinié

 

February 7, 1998 - NOUMEA.

 

Lift 6 hours. Roger hands me the New Caledonian. I quickly course titles.

For that slept more comfortable Roger and Claudette were projected to pick up in a couple of two friends other foam mattresses. Roger and me we are going to the SIC (company where he worked) to pick a small truck for transporting mattresses. Back at home we install them.

We decide to go to the mountains Koghis hostel for lunch. We have around 12: 30 pm. Bernadette and I find a great change compared to what we experienced between 1980 and 1982. Small cosy chalets, souvenir shops, an office of guides for hikes, rides and entertainment. The environment has also changed. The restaurant which remains in the ancient walls is more airy, the terrace is brighter. The service is made by young girls. The dishes are excellent. Prices are modelled on those of the good restaurants of Grande Terre. Roger and Claudette are our guests. We left very satisfied restaurant.

To digest we will walk in the forest nearby. Trails are laid out. When the slopes are too steep markets made of logs facilitates the progression.

In the evening we dine very slightly hungry failing.

 

8 février 1998 – NOUMEA

 

Nous sommes dimanche. Tout le monde paresse. La douche est bienfaitrice. Nous restons chez Roger et Claudette à lire et à discuter.

Au déjeuner vers 13 heures, côtelettes marinées au barbecue. C’est un régal.

Claudette et Roger qui ont prévu d’aller voir la maison de leur fille à Païta nous laissent libres de passer notre temps à notre guise. Ils nous ont laissé les clés de la Renault 9 pour faire une promenade.

A leur retour vers 19 heures ils s’étonnent que nous ne soyons pas sortis.

 

February 8, 1998 - NOUMEA

 

We are Sunday. Everyone laziness. The shower is benefactor. We remain at Roger and Claudette to read and discuss.

For lunch around 1 p.m., chops marinated in barbecue. It's a treat.

Claudette and Roger who have planned to go to the home of their daughter in Paita leave us free to spend our time at our discretion. They have left us the keys of the Renault 9 to take a walk.

They returned around 7 p.m. they are surprised that we are not out.

 

9 février 1998 – NOUMEA

 

5 heures 30 je suis debout. Roger est déjà prêt pour partir travailler. Il aime bien me dit-il être avant l’heure de l’embauche. Responsable, cela lui permet de veiller à ce que les ouvriers soient aussi à l’heure.

Les Nouvelles Calédoniennes sont posée sur la table de la cuisine. Je lis le journal pratiquement en entier.

Après le petit déjeuner Bernadette et moi allons dans le centre de Nouméa. Nous y achetons des souvenirs et cadeaux pour nos enfants et petits-enfants.

Après le déjeuner avec Claudette nous retournons en ville. Des cadeaux sont encore à acheter.

Avant de quitter la Nouvelle-Calédonie je veux quand même prendre en ce mois de février un dernier bain. Nous allons sur la plage de l’Anse Vata.

Ce soir nous sommes invités par Roger et Claudette dans un restaurant chinois. Malgré notre appétit nous en laissons. Non pas parce que ce n’est pas bon mais c’est très copieux.

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Nouméa Anse Vata - Nouméa Anse Vata beach

 

February 9, 1998 - NOUMEA

 

5: 30 pm I'm standing. Roger is ready to go to work. He likes told me be before the time of the hiring. Responsible, this allows him to ensure that workers are also at the time.

The New Caledonian are placed on the kitchen table. I read the newspaper almost in full.

After breakfast Bernadette and I will in the centre of Noumea. We buy souvenirs and gifts for our children and grandchildren.

After lunch with Claudette we return in the city. Gifts are yet to buy.

Before leaving New Caledonia I still want to take a last swim in the month of February. We are going on the Anse Vata beach.

Tonight we are invited by Roger and Claudette in a Chinese restaurant. Despite our appetite we let in. Not because it is not good but it is very rich.

 

10 février 1998 – NOUMEA

 

C’est notre dernier jour en Nouvelle-Calédonie.

J’ai demandé hier au soir à Roger de me réveiller avant son départ. Après les adieux je lis le journal. Il est trop tôt pour réveiller les femmes.

A 8 heures je vais acheter des croissants. Il pleut. Je prends la voiture de Claudette pour aller à la boulangerie qui se trouve à 500 mètres.

Nous prenons Claudette, Bernadette et moi notre petit déjeuner sans trop parler. La séparation approche.

Lors de la préparation des sacs Bernadette et moi un peu sur les nerfs nous chamaillons un peu.

Nous quittons le domicile de nos amis. Nous hésitons à regarder en arrière. La pluie qui continue nous donne l’impression que le « Caillou » (nom familier donné à la Nouvelle-Calédonie) est triste de nous voir partir.

La pluie s’arrête alors que nous arrivons à l’aéroport de La Tontouta.  Nous embrassons Claudette puis c’est un dernier au revoir.

A la douane nous refaisons le colis pour le tandem.  Nous préparons aussi la remorque. Les roues et la flèche sont casées dans la remorque. L’aide de notre canaque nous est précieuse.

C’est maintenant l’attente. Les formalités de douane.

Avant de monter dans l’avion nous demandons à récupérer notre saucisson (la rétention en avait été faite à notre arrivée et un bon nous avait été délivré). On tarde à nous donner satisfaction. Nous voyons le moment où nous serons obligés de le laisser (tactique souvent employée par les douaniers pour conserver les produits qui les intéressent). Informés par une personne travaillant à un kiosque de souvenirs que nous devons insister nous réitérons plusieurs fois notre demande. Nous tenons bon. Devant notre détermination quelques secondes avant le départ nous récupérons notre fameux saucisson.

Lorsque nous montons dans l’avion et nous asseyons aux places que nous avions réservées nous sommes surpris de trouver près de nous la même personne que nous avions à l’aller. Celle-ci nous avoue que lors de la confirmation de son retour elle l’a demandé. Cela nous fait plaisir.

13 heures 15 – C’est le décollage. Au revoir la Nouvelle-Calédonie. Nous pensions te connaître ayant vécu deux années sur ton sol. Nous avons eu le bonheur de te découvrir… Quels que soit l’origine de tes habitants nous avons été accueillis avec gentillesse. Merci à eux.

 

February 10, 1998 - NOUMEA

 

This is our last day in New Caledonia.

I asked yesterday evening to Roger wake up before his departure. After the farewell I read the newspaper. It is too early to wake up women.

At 8 o'clock I'll buy croissants. It's raining. I take Claudette's car to go to the bakery which is 500 metres away.

We take Claudette, Bernadette and me our breakfast without too much talk. Separation approach.

During the preparation of the bags Bernadette and me a bit on the nerves we a little squabbling.

We leave the home of our friends. We hesitate to look back. The rain that continues to gives us the impression that the "Caillou" (familiar name given to New Caledonia) is sad to see us go.

The rain stops while we arrive at La Tontouta airport. We embrace Claudette then it is a last goodbye.

A customs we redraw the parcel for the tandem. We are also preparing the trailer. The wheels and the arrow are placed in the trailer. Using our Kanak is valuable to us.

It is now waiting. Customs formalities.

Before boarding the plane we ask to retrieve our sausage (retention had been made upon our arrival and a good had been issued). Delays give us satisfaction. We see the moment where we will be forced to leave it (tactics often employed by Customs for storage products that interest them). Informed by a person working at a kiosk of memories that we must insist we reiterate many times our request. We wish good. Before our determination a few seconds before departure we recover our famous sausage.

When we climb on the plane and sit down in the spaces that we had we are surprised to find close to us the same person that we had to go. It says that upon confirmation of his return requested. This we are pleased.

1: 15 pm - this is the take-off. Bye bye New Caledonia. We know you spent two years on your floor. We had the happiness of discover you... Regardless of the origin of your residents we were greeted with kindness. Thanks to them.