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Le Cagou oiseau emblématique de la Nouvelle Calédonie/The Kagu bird from New Caledonia

carteNouvelle-Caledonie

 

SUR LA COTE OUEST - ON THE WEST COAST

 

 

09 janvier 1998

 

Le voyage, bien que long, (26 heures) s’est bien passé. Bernadette, partie avec un lumbago n’a pas trop souffert. Les médicaments prescrits avant le départ ont été efficaces.

Les escales de Colombo (Sri Lanka) et de Sydney (Australie) n’étant que techniques apportent peu de commentaires si ce n’est qu’à Sidney, la traditionnelle bombe désinfectante est passée dans l’avion à l’arrivée et au départ.

L’approche de la Nouvelle-Calédonie se fait un peu dans l’euphorie. Nous sommes tout à la joie de revoir cette terre où nous avions vécu deux années de 1980 à 1982.

Les formalités de police à l’aéroport de la Tontouta sont effectuées sans précipitation et sans problème.

Le passage en douane nous contraint à abandonner notre délicieux saucisson sec, offert par notre aimable charcutier de la Haye Fouassière. Nous demandons un reçu. Celui-ci nous permettra de récupérer notre bien dans cinq semaines.

Notre surprise est grande de constater que personne ne sous attend pour nous emmener jusqu’à Nouméa. En effet, le président des sous-officiers du 42ème Bataillon de Commandement et des Services, stationné à Nouméa, avait promis de venir nous accueillir.

Le tandem et la remorque récupérés, il est évident que personne ne viendra. Nous aura-t-on oubliés ?

Malgré la fatigue et le décalage horaire nous montons sur le tandem. Après 11 kilomètres une voiture nous dépasse et s’arrête. C’est un canaque, travaillant à la douane (qui m’a aidé à récupérer et à remonter notre matériel) ayant terminé son service rentre chez lui. Il nous propose de nous emmener à Nouméa avec son express Renault. Mettant de côté notre fierté nous rangeons le matériel dans le véhicule. Bernadette monte avec notre bon samaritain quant à moi je retiens le tandem et la remorque pour qu’ils ne tombent pas sur la route.

A Nouméa, nous apprenons que la personne qui devait venir nous chercher est en permission. Il n’est pas à son domicile. Je laisse un message sur son répondeur.

Au cercle-mess où nous devions avoir une chambre réservée, le gérant nous dit n’avoir pas reçu d’ordre. Par ailleurs, il n’y a plus aucune chambre de libre.

Très fatigués nous décidons de nous diriger vers l’Auberge de Jeunesse de Nouméa. Nous avons le bonheur d’y trouver une chambre, couple, disponible. Après une douche nous nous couchons sans dîner. Nous verrons demain.

10 janvier 1998

05 heures 30 – C’est la pleine forme. Je descends sur la Place des Cocotiers, toute proche, acheter des croissants. Le petit déjeuner nous réconforte. Vers 8 heures une ondée rafraichissante tombe. Il fait 25°. Nous descendons en ville puis continuons vers les plages, Anse Vata, baie des citrons. La journée se passe en promenades et redécouverte de la ville.

Le lendemain il est question d’un cyclone en formation. Nous sommes attentifs.

Pendant deux autres jours encore nous sommes dans l’expectative. Nous en profitons pour bien nous reposer et profiter de la plage. Je récolte aussi quelques coups de soleil.

Le 12 au soir le cyclone s’éloigne. Il ne passera pas au-dessus de la Nouvelle-Calédonie. C’est tant mieux.

 

January 09, 1998

Travel, although long, (26 hours) went well. Bernadette, party with lumbago suffered too. Medications prior to departure have been effective.

Stopovers in Colombo (Sri Lanka) and Sydney (Australia) being that technical bring little comment if only to Sidney, the traditional disinfectant bomb is passed in the aircraft upon arrival and departure.

The approach of New Caledonia is a little in the euphoria. We are at the joy of review this land where we had lived for two years from 1980 to 1982.

The formalities of the Tontouta airport police are conducted without haste and without problem.

The customs clearance forced us to abandon our delicious salami, offered by our friendly the Hague Fouassiere deli. We ask a receipt. It will allow us to recover our property in five weeks.

Our surprise is great to see that nobody does as expected to take us up to Nouméa. Indeed, the president of non-commissioned officers of the 42nd battalion of command and Services, stationed in Noumea, promised to come greet us.

The tandem and trailer recovered, it is clear that nobody will come. Have us we forgotten?

Despite the fatigue and jet lag we ride on the tandem. After 11 kilometres one car transcends us and stops. It's a Kanak, working at Customs (which helped me to retrieve and reassemble our equipment) having finished his service returns home. It proposes to take us to Nouméa with his Renault express. Putting aside our pride we put equipment in the vehicle. Bernadette mounts with our good Samaritan as for me I remember the tandem and trailer so that they do not fall on the road.

Noumea, we learn that the person who was to come pick us up is on leave. He is not at his home. I leave a message on his answering machine.

Circle-mess where we have a room reserved, the manager tells us have not received order. On the other hand, there is more no rooms free.

Very tired we decided to move towards the hostel of Nouméa. We are fortunate to find a room, available torque. After a shower we lie without dinner. We will see tomorrow.

January 10, 1998

05: 30 pm - this is the full form. I come down on the Place des Cocotiers, nearby, buy croissants. Breakfast comforts us. Around 8 am a refreshing shower falls. It's 25 °. We descend in the city and then continue towards the beaches, Anse Vata, Bay of lemons. The day is happening in walks and rediscovery of the city.

The next day it is question of a cyclone in formation. We are careful.

Two other days yet we are expectantly. We take the opportunity to properly rest and enjoy the beach. I harvest as some sunburn.

12 in the evening the cyclone moves away. It will not pass over New Caledonia. It is so much better.

 

 

Place des cococtiers Nouméa

Baie des Citrons Nouméa

 

13 janvier 1998 – NOUMEA / BOULOUPARIS Plage de Bouraké – 98 kilomètres

 

Lever 4 heures – Départ de Nouméa par la Route Territoriale 1. Peu de choses à dire de la traversée des faubourgs où dorment encore beaucoup de gens. Quelques lèvent tôt nous saluent, des mélanésiens en majorité.

Lorsque nous attaquons le col de Thongoué les difficultés commencent. Nous roulons à quatre kilomètres heure dans les endroits difficiles. Nous sentons la remorque nous retenir. La descente vers la vallée de la Dumbéa nous semble être une juste récompense. Aussitôt après le col de Katiramona nous fait transpirer à nouveau. La chaleur arrive avec le jour. La petite bruine que nous avions au départ n’est plus là pour nous rafraichir.

A Païta où nous prenons notre véritable petit déjeuner amène à nous de nombreuses personnes autour de nous. Une religieuse dit avoir entendu parler de nous par un ouvrier peintre travaillant chez elle. Elle nous souhaite bon voyage.

Sans cette halte réparatrice nous aurions eu du mal à grimper les trois kilomètres du col de la Pirogue. Echauffés par les précédentes ascensions nous le passons assez rapidement. La plaine de la Tontouta s’ouvre devant nous.

Face à la route qui mène à l’aéroport nous achetons, dans une épicerie, des fruits (mangues, ananas) gorgés de soleil et de sucre, desquels nous nous régalons. Après une petite sieste nous reprenons notre route vers Bouloupari. Avant d’y arriver un renfort de flèche de la remorque se brise. Après avoir sommairement réparé avec deux tendeurs nous poursuivons notre route.

A Bouloupari, le gérant d’une station-service est heureux de faire la réparation nécessaire. Nous profitons de cet arrêt pour boire frais. On nous indique aussi, pour notre bivouac un terrain aménagé (de façon spartiate) au lieu-dit Bouraké, à une quinzaine de kilomètres. Avant de partir nous faisons quelques achats dans une épicerie.

Lorsque nous quittons l’épicerie, suite à un moment d’inattention une roue de la remorque monte sur le trottoir. Celle-ci déséquilibrée chavire. Bilan un feu rouge cassé.

Avant d’arriver à Bouraké la nuit tombe. L’installation se fait nuitamment. Je fais sauter le cadenas de la remorque (faute de pouvoir déchiffrer les numéros) pour y trouver la lampe torche et le matériel de camping. Le vent qui souffle fort en rafales nous donne bien du mal pour monter notre tente.

Après une nuit venteuse qui ne m’a pas empêché de dormir mais qui a souvent réveillé Bernadette nous prenons un petit déjeuner froid, le vent éteignant sans cesse notre réchaud.

 

January 13, 1998 - NOUMEA / BOULOUPARIS Bourake Beach - 98 km

 

Sunrise 4 hours - departure from Nouméa by Route territorial 1. Little to say the crossing of the suburbs which are still sleeping many people. A few early greet us, mostly Melanesians.

When we tackle the col de Thongoue the difficulties begin. We drive four kilometers per hour in difficult areas. We feel the trailer hold back us. The descent to the Valley of the Dumbéa seems to us to be a just reward. Immediately after the Katiramona pass we make you sweat again. The heat arrived with the day. Small drizzle that we had at the start is no longer there for us refresh.

At Paita where we take our real breakfast brings to us many people around us. A nun says have heard from us by a painter working at home worker. She wish us bon voyage.

Without this restorative stop we would have struggled to climb the three kilometres of the neck of the canoe. Warmed by the previous climbs we spend it fast enough. The plain of la Tontouta opens before us.

Facing the road which leads to the airport we buy fruits (mangoes, pineapple) waterlogged Sun and sugar, of which we we're in a grocery store. After a little NAP we resume our route towards Bouloupari. Before reaching there a reinforcement of arrow of the trailer breaks. After summarily repaired with two stretchers we continue our route.

Bouloupari, the Manager of a petrol station is pleased to make the necessary repairs. We take this stop to drink chilled. It also tells us to our bivouac serviced land (in Spartan way) in the hamlet of Bourake, about 15 kilometres. Before leaving we do some shopping in a grocery store.

When we leave the grocery store, following a moment of inattention a wheel of the trailer mounted on the sidewalk. This unbalanced capsized. Balance a red light broke.

Before arriving at Bourake the night falls. The installation is night. I do skip the padlock of the trailer (unable to decipher the numbers) to find the flashlight and camping equipment. The wind that strong breath in bursts gives us much trouble to pitch our tent.

After a windy night that did not stop me from sleeping but which has often roused Bernadette we take a breakfast cold, the wind constantly turning our stove.

 

14 janvier 1998 – BOULOUPARIS Bouraké / LA FOA Ouano – 35 kilomètres

 

Départ tardif à 8 heures 30. Il fait chaud. Le soleil nous darde de ses rayons. Le vent est sec. Nous avons l’impression d’être sur un tournebroche.

Les 35 kilomètres parcourus dont 11 sur une piste de tôle ondulée nous amènent à la plage de Ouano. Sur la carte, une magnifique toile de tente. Sur le terrain de vagues communs aux portes arrachées ou inexistantes. L’eau est fermée. Une vanne peut être ouverte. Nous nous servons en eau. Cela nous permet de boire et de nous laver.

L’espoir de nous baigner nous quitte rapidement. A marée haute nous aurions l’eau à nos pieds mais à marée basse elle se trouve à près de 500 mètres de là.

Dans le milieu de l’après-midi des résidents de Nouméa viennent faire un pique-nique. Ils disent nous avoir vus sur le journal qu’ils nous montrent. Je demande à leur acheter. Ils nous l’offrent. Faute de bières fraîches ils nous en donnent qui sont tièdes. Après leur départ j’en bois une mais elle n’est pas fameuse.

Le montage de la tente nous prend beaucoup de temps à cause du vent. Enfin, après avoir beaucoup bataillé, les piquets et les haubans sont installés. Plus tard, Bernadette trouvera des pierres à placer sur les piquets pour qu’ils ne sortent pas de terre.

Notre repas composé d’une boite de raviolis nous apporte peu de réconfort. Les moustiques, eux, s’en donnent à cœur joie trouvant chairs blanches fort à leur goût. Nous attendons, pour nous baigner, en vain, que la marée remonte. Ce n’est que beaucoup plus tard alors que nous sommes douchés et couchés que nous entendons le clapotis des vagues.

 

January 14, 1998 - BOULOUPARIS Bourake / FOA Ouano - 35 km

 

Late check-out at 8: 30 pm. It's hot. The Sun darts us its rays. The wind is dry. We have the impression of being on a rotisserie.

35 kilometres including 11 on a corrugated track lead us to the Ouano beach. On the map, a magnificent canvas of tent. On the ground of common to the doors torn or non-existent waves. The water is closed. A valve can be opened. We use water. This allows us to drink and to wash.

The hope of bathe us quickly leaves us. At high tide we water our feet but at low tide it is to close to 500 meters away.

In the middle of the afternoon of Nouméa residents come to a picnic. They say have seen them us on the newspaper that they show us. I ask to buy them. They offer it. Lack of beers they give us are warm. After their departure I wooden one but it is not famous.

The mounting of the tent takes a lot of time because of the wind. Finally, after having struggled much, pegs and guylines are installed. Later, Bernadette contained stones placed on the picket line so they don't get out of Earth.

Our meal consisting of a box of ravioli brings little comfort. Mosquitoes, they are given some to heart joy finding chairs white fort to their liking. We expect, for swimming us, in vain, that the tide goes back. It's only much later then that we are showered and lying that we hear the lapping of the waves.

 

15 janvier 1998 – LA FOA Ovano/LA FOA Lethezer – 30 kilomètres

 

03 heures 50 –Je me réveille. Nous avions prévu de partir entre 04 heures et 04 heures 30. Ce ne sera sans doute pas le cas. Il fait encore nuit noire avec un superbe clair de lune mais dans moins d’une heure le soleil sera au rendez-vous.

Le petit déjeuner, pain et confiture et thé est rapidement pris. Au démontage de la tente, avant le lever du soleil, de minuscules moustiques attaquent. Nous avons hâte de quitter cet endroit.

A nouveau un renfort de flèche se casse. Nous mettons plus de deux heures pour rejoindre la route de LA FOA se trouvant à 10 kilomètres.

Sur le bitume, cela va mieux. Nous craignons que le deuxième renfort se casse mais fort heureusement nous arrivons à LA FOA sans autre problème.

A la première station-service qui fait aussi épicerie nous demandons si l’on peut nous faire la réparation. La patronne, très aimable, nous indique un garagiste. Le travail est rapidement effectué. Cela devrait tenir…

De retour à l’épicerie, la dame, à notre question d’un endroit où l’on pourrait trouver une chambre d’hôtel à un prix raisonnable, nous propose de nous accueillir (gratuitement) dans un studio, situé sur sa propriété, lequel est occupé par sa fille lorsqu’elle n’est pas en Australie. Il est justement libre. Nous acceptons (avec enthousiasme).

La demeure est située à environ cinq kilomètres du centre bourg (ici une peccadille). Notre hôtesse demande à un de ses employés de nous guider. Nous suivons à notre vitesse le pick-up 4X4 jusqu’à la station (nom ici donné aux fermes et ranchs).

Quel bonheur après quelques instants de détente de prendre une douche (froide) l’eau chaude n’est pas branchée. Du linge propre. 11 heures 40 – nous sommes installés à l’abri du soleil sous l’auvent garage. Nous attendons nos hôtes…

A midi 10 Mme Lethezer arrive. Après l’avoir remerciée de son hospitalité nous lui demandons de nous indiquer un endroit pour nous restaurer. Ceci fait, elle nous prête sa voiture pour retourner au village de LA FOA. Elle nous demande d’être de retour avant 14 heures, heure à laquelle elle ouvre son magasin.

Au restaurant nous sommes bien accueillis. Deux plats sont au menu. Nous choisissons le chinois. Le service est correct et les mets sont appétissants et bons. Nous apprécions. C’est notre véritable repas depuis Nouméa. Bernadette en laisse un peu. Nous sommes gavés et heureux.

Lorsque je règle l’addition, au comptoir, le patron le patron me dit avoir vu l’article nous concernant sur les Nouvelles Calédoniennes. Il nous invite, si notre emploi du temps nous le permet, à venir prendre l’apéritif ce soir.

13 heures 50 – retour à la station Lethezer. Son mari, qui est de retour de Nouméa où il est allé faire des achats pour l’exploitation, nous est présenté. L’accueil est viril mais sympathique. Cet homme de grande stature nous met tout de suite à l’aise. Nous comprenons, après quelques mots, que les « zoreilles » (nom donné aux métropolitains) doivent être humbles s’ils veulent être bien reçus. Quoi de plus naturel en somme. Etre chez autrui impose plus de devoirs que de droits.

Après le départ de son épouse M. Lethezer qui nous a demandé de l’appeler Michel converse quelques instants avec nous puis nous allons dans le studio ‘climatisé’ pour une sieste. Quelques minutes plus tard je dors comme un bienheureux.

15 heures 30 – Je suis réveillé par le froid de la climatisation. Bernadette est déjà levée et étend du linge, lavé dans la machine mise à notre disposition.

En fin d’après-midi Michel nous propose de faire un tour dans ses prairies. Deux caldoches (calédoniens de souche européenne), nous accompagnent. Bernadette monte à l’avant avec un caldoche. Michel, l’autre caldoche et moi montons dans la caisse du pick-up Nissan. Nous parcourons plusieurs kilomètres dans les prairies où les bovins paissent en toute quiétude. Ils ne semblent même pas dérangés lors de notre passage. Michel cueille des citons verts à des arbres à demi sauvage. Il a prévu de préparer une salade de poisson cru. Michel explique, sur le retour, que sa propriété est de dimension moyenne. Elle est d’un peu plus de deux cents hectares.

A notre retour, Michou (Mme Lethezer) est rentrée. Elle est accompagnée d’un couple. L’homme est le capitaine de la compagnie de gendarmerie de La FOA, la dame, son épouse.

La soirée passe rapidement, apéritif, repas, dont le poisson cru. Je suis surpris de le manger avec plaisir. La chair a vraiment été cuite par le jus des citrons verts. Peut-être qu’aussi les apéritifs me facilitent-ils la déglutition.

23 heures – Michou décide qu’il est temps d’aller se coucher. Quelques instant après je ronfle comme un bienheureux. Bernadette a semble-t-il plus de mal à s’endormir.

 

January 15, 1998 - the Ovano FOA / FOA Lethezer - 30 km

 

03: 50 pm - I wake up. We had planned to leave between 04 and 04 hours 30. It probably will not be the case. It's still dark night with a beautiful moon but clear in less than an hour the Sun will be at the rendezvous.

The breakfast, bread and jam, and tea is quickly taken. Dismantling of the tent before the Sunrise, from tiny mosquito attack. We look forward to leave this place.

Again a reinforcement of arrow breaks. We are more than two hours to reach the LA FOA located 10 kilometres road.

On the asphalt, it is better. We fear that the second reinforcement breaks but fortunately we arrive at LA FOA without another problem.

At the first gas station that also does grocery we ask if can do us the repair. The Patron Saint, very kind, shows us a garage. The work is quickly done. This should take...

Back at the grocery store, the Lady, to our question from a place where one might find a reasonable priced hotel room, offers welcoming us (free of charge) in a studio, located on its property, which is occupied by his daughter when she is not in Australia. It is just free. We accept (with enthusiasm).

The mansion is located about five kilometres from downtown bourg (here a peccadillo). Our hostess asked one of his employees to guide us. We follow our speed 4 x 4 pick-up station (name given to farms and ranches here).

What a joy after a few moments of relaxation to (cold) shower the hot water is not plugged. Clean linen. 11: 40 pm - we are located out of the Sun under the garage awning. We expect our guests...

At noon 10 Mrs. Lethezer arrives. After him have thanked hospitality we ask him to tell us a place to restore us. This done, she lends us his car to return to the village of LA FOA. It requires us to be back before 14: 00 hour to which it opens its store.

At the restaurant we are welcomed. Two dishes are on the menu. We choose the Chinese. The service is correct and the dishes are tasty and good. We appreciate. It is our genuine meal from Nouméa. Bernadette leash a little. We are fed and happy.

When I adjust the addition, at the counter, the boss the boss says seeing the article about us on the New Caledonian. He invites us, if our schedule permits, upcoming aperitif tonight.

13 hours 50 - back to the Lethezer station. Her husband, who is back from Noumea where he went shopping for the operation, is presented to us. The home is virile but friendly. This man of great stature immediately put us at ease. We understand after a few words, that the "zoreilles" (name given to the Metropolitan) need to be humble if they want to be well received. What could be more natural in sum. Being among others imposed more duties than rights.

After the departure of his wife M. Lethezer who asked us to call him Michel converse a few moments with us and then we go in the studio 'conditioning' for a NAP. A few minutes later I sleep like a blessed one.

3: 30 pm - I woke up by the cold of air conditioning. Bernadette is already thrown and extends the linen washed in the machine at our disposal.

Late afternoon Michel proposes to make a tour on the prairies. Two caldoches (New Caledonians of European strain), accompany us. Bernadette mounts at the front with a caldoche. Michel, the other caldoche and I ride in the bed of the Nissan Pickup. We travel several kilometres in the Prairie where cattle graze peacefully. They don't seem even not disturbed during our visit. Michel picks to include half wild trees green. It has planned to prepare a salad of raw fish. On the return, Michel explains that his property is of average size. It is a little more than two hundred hectares.

Upon our return, Michou (Mrs. Lethezer) returned. It is accompanied by a couple. The man is the captain of the company of gendarmerie of the FOA, the Lady, his wife.

The evening passes quickly, aperitif, meal, including raw fish. I am surprised to eat with pleasure. The flesh was really cooked by the juice of limes. Perhaps also appetizers facilitate me swallowing.

23 hours - Michou decides that it is time to go to bed. Moments after I snore like a blessed one. Bernadette has apparently more difficult to fall asleep.

 

 

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16 janvier 1998 – LA FOA/BOURAIL – 72 kilomètres

 

 J’ouvre un œil. Je crains de ne pas avoir entendu le réveil. J’allume un quart de seconde et constate que nous avons encore 10 minutes à dormir.

3 heures – Le réveil sonne. Je me lève immédiatement pour préparer le petit déjeuner. Je pense réveiller Bernadette mais elle a les yeux ouverts. Il semble qu’elle a peu ou mal dormi. Son dos la fait souffrir.

Le petit déjeuner expédié nous rangeons la chambre si aimablement prêtée.

Nous prenons la route à 4 heures 15. Le jour n’est pas levé. La lune est encore haute dans le ciel. Bernadette dit avoir un peu froid.

Au lever du jour nous avons parcouru 10 kilomètres. C’est peu mais ce sera cela de moins à faire sous la chaleur.

A Moindou, nous achetons des gâteaux et deux Coca. D’une cabine téléphonique nous téléphonons à nos enfants. Il est 5 heures 30. Pour nos filles il n’est que 19 heures 30, la veille.

Le col des Arabes, situé avant Bourail est franchi doucement mais sans difficulté.

Notre arrivée à Bourail ne passe pas inaperçue. L’animation de  cette ville de l’intérieur (2ème agglomération de la Nouvelle-Calédonie) est assez dense. Nous avons l’impression d’arriver dans une ville du Far-West. Beaucoup de personnes nous saluent tout en nous détaillant.

La traversée de la ville, bien que faite à petite vitesse prend peu de temps.

Après avoir réfléchi nous décidons de passer la nuit dans le coin. Faisant demi-tour nous revenons vers le centre de la ville. Dans un bar, où nous consommons deux boissons fraîches nous demandons au patron si des chambres peuvent être louées. Il nous en propose une à quatre kilomètres en prenant la route de Poya au prix de 4000 Francs Pacifique. (220 Francs métropole ou 33,33 €). Je trouve cela un peu cher mais il paraît que c’est bien. Un petit tour dans Bourail nous laisse peu d’espoir de trouver autre chose. Une demande de renseignements en mairie n’apporte rien de plus.

Notre logeur nous accompagne jusqu’à la chambre sans y pénétrer. Nous sommes bien au far-west. Outre que la chambre n’est pas balayée nous avons à notre disposition 1 lit de 90 cm, 2 lits militaires superposés et un autre seul. Le cabinet de toilette est sale mais on peut se doucher. Nous ne sommes pas au Carlton mais pour 4000 Francs Pacifique nous pensions avoir mieux.

Après la douche nous prenons un modeste repas puis nous nous reposons.

17 heures – Nous retournons à Bourail pour une petite visite de la ville et poster des cartes postales pour nos filles. Nous allons jusqu’au pont de la Néra auprès duquel se trouve un hôtel du même nom. L’endroit est plaisant.

A Bourail, près du musée nous revoyons le jeune Jo rencontré le matin. Il est avec un ami qui tient une friterie mobile. Nous discutons avec eux en buvant des boissons fraîches. Alors que nous sommes sur le point de quitter l’endroit nous voyons arriver le capitaine de gendarmerie Dubois qui passant sur la route, nous voyant là s’est arrêté pour nous saluer. Nous lui offrons un rafraîchissement. Avant de nous quitter il insiste sur son aide en cas de besoin.

La nuit est tombée depuis un moment. Nous décidons de manger sur place. Deux saucisses frites nous sont copieusement servies.

Lors du retour nous passons chez notre loueur. Bernadette lui fait des compliments sur la chambre à 4000 Francs Pacifique. Le sourire qui nous a accueillis se transforme en grimace. Sans excuse il s’en va parler avec des consommateurs au bar.

De retour à la chambre, la chaleur est humide et étouffante. Bernadette voyant une voiture arriver pense que c’est le gérant. C’est sa femme. Bernadette demande que la climatisation soit branchée. Quelques minutes plus tard satisfaction nous est donnée. La dame se plait tellement avec nous qu’elle ne reste pas moins d’une heure à bavarder.

Il est 23 heures 15 lorsque nous nous couchons.

 

January 16, 1998 the FOA/BOURAIL - 72 km

 

I open one eye. I am afraid I did not hear the alarm. I light up a quarter of a second and notes that we have another 10 minutes to sleep.

3 hours - the alarm clock rings. I rise immediately to prepare the breakfast. I think wake Bernadette but she opened eyes. It seems that it has little or badly slept. His back was suffering.

Shipped breakfast we put the room so graciously lent.

We take the road at 4: 15 pm. The day is not lifted. The Moon is high in the sky. Bernadette is said to have a little cold.

At sunrise of the day we travelled 10 kilometres. It is little but it will be this less to do in the heat.

At Moindou, we buy cakes and two Coke. A telephone cabin we call our children. It is 5: 30 pm. For our girls is that 7: 30 pm, the day before.

The pass of the Arabs before Bourail is crossed gently but without difficulty.

Our arrival in Bourail does not go unnoticed. The animation of this inland (2nd agglomeration of New Caledonia) city is fairly dense. We have the impression to arrive in a town in the Far West. Many people greet us all in us retailer.

The crossing of the city, although that made small speed takes little time.

After thinking we decide to spend the night in the corner. Making u-turn we return towards the center of the city. In a bar, where we consume two drinks we ask the boss if rooms can be rented. There offers us one to four kilometers taking the Poya road at a price of 4000 Francs Pacific. (220 Francs metropolis or €33.33). I find it a bit expensive but it seems that it is. A quick tour of Bourail leaves us little hope to find something else. A request for information in City Hall brings nothing more.

Our partner accompanies us up to the room without entering. We are in the wild west. Besides the room is not swept we have at our disposal 1 bed of 90 cm, 2 military bunk beds and one another. Toilet is dirty it is showering. We are not at the Carlton but for 4000 Francs Pacific we thought we had better.

After the shower we take a modest meal then we rest.

17: 00 - we return to Bourail for a small tour of the city and poster of the postcards for our daughters. We go to the bridge of the river Nera with whom there is a hotel of the same name. The place is pleasant.

At Bourail, near the Museum we review the young met Jo in the morning. It is with a friend holding a mobile chip shop. We are discussing with them drinking cold drinks. While we're on the verge of leaving the place we get the captain of gendarmerie Dubois that way on the road, seeing we stopped to greet us. We offer a refreshing drink. Before leave us it insists on its assistance in case of need.

Night has fallen for a long time. We decide to eat on the spot. We are copiously served two fried sausages.

When we turn in our landlord. Bernadette makes the compliments on the House to 4000 Francs Pacific. The smile that greeted us turns into a grimace. Without excuse it goes talk with consumers at the bar.

Returning to the room, the heat is humid and stifling. Bernadette seeing a car happen think that's the Manager. It is his wife. Bernadette asked that the air conditioning is connected. A few minutes later satisfaction is given to us. The lady was so please with us it remains no less an hour chatting.

It is 23: 15 pm when we lie.

 

 

 

17 janvier 1998 – BOURAIL/POYA – 60 kilomètres

 

4 heures 30 – Lever et petit déjeuner rapide. Nous enfourchons notre tandem vers 5 heures 15.

Tout se passe bien. Il fait assez chaud mais le ciel est légèrement voilé de la brume du matin. L’asphalte défile à une moyenne de 11 à 12 kilomètres/heure sous nos roues. De temps à autre nous nous arrêtons pour nous reposer et boire.

10 heures 30 – Nous arrivons à Poya après 42 kilomètres. Nous allons à la gendarmerie pour demander un endroit pour planter notre tente. Le gendarme de faction (un auxiliaire) ne peut pas prendre de décision. Il est simplement de renfort et ne connaît pas bien les environs. Il nous demande repasser vers 11 heures 30. Le chef de brigade est en permission, son adjoint en repos mais il pense que nous pourrons être logés dans la chambre de passage. Nous allons patienter et profiter de ce laps de temps pour visiter l’église et ses environs. Sur la place se trouve un manguier, chargé de fruits murs. De belles mangues sont tombées au sol. Nous en dégustons quelques-unes. Elles sont sucrées et juteuses. La bouche encore pleine de sucre nous allons nous désaltérer à la superette près de la gendarmerie. Alors que nous demandons à régler des consommateurs (canaques) assis près de nous disent avoir payé.

11 heures 30 – Un autre gendarme (mais toujours pas d’adjoint) dit ne pouvoir rien faire pour nous. Surtout, il ne veut pas prendre de décision en l’absence de son chef qui ne serait toujours pas là. Observant autour de nous nous remarquons un individu, (sans hésitation nous le reconnaissons pour un métropolitain), qui se promène en civil dans la gendarmerie. A notre avis, c’est la personne de l’adjoint mais qui ne veut rien en paraître.

Alors que nous quittons la gendarmerie, un gendarme indigène, visiblement ennuyé de la situation s’offre à téléphoner à un éleveur qui reçoit de temps à autre des touristes et des campeurs au bord de sa rivière. Après contact celui-ci accepte volontiers de nous recevoir. Le gendarme bienveillant nous fournit les explications nécessaires. Il nous faut reprendre la direction de Bourail sur quelques kilomètres. Après le creek (rivière) Amik tourner à droite. La station se trouve alors à un kilomètre.

Nous repartons en arrière mais ne nous souvenant plus très bien des explications nous cherchons longuement. Nous déjeunons dans la nature de nos provisions. Bernadette est de méchante humeur et me le fait savoir. J’aurai dû d’après elle mieux écouter les coordonnées qui nous avaient été fournies.

Vers 15 heures je décide d’aller demander dans une ferme que nous avons vue en cherchant. Elle est à environ cinq cents mètres. Les gens m’expliquent que la station que nous cherchons est celle de monsieur METZDORFF. Les indications me sont données pour y arriver.

A l’endroit indiqué, un homme fort affable, confirme être la bonne personne. Devant se rendre à son store (épicerie-bazar) à Poya il nous demande de suivre son jeune fils jusqu’au bord du creek où nous pourrons camper. C’est à environs 1500 mètres. L’endroit est agréable.

L’enfant, 9 ans, se déplace se déplace sur un petit quad. Il nous attend dans les endroits difficiles. Nous ayant guidés il nous quitte faisant de grands gestes d’au revoir.

17 heures – Je monte la tente. Bernadette est à prendre un bain, dans le plus simple appareil, dans la rivière. L’eau est bonne dit-elle.

17 heures 30 – Mon tour arrive. J’ai eu tellement chaud sur le tandem que je suis pris, dans l’eau, de tremblements. Je me lave, toutefois, me frictionne au gant de toilette. Craignant une hydrocution, je n’entre pas, à mon grand regret, complètement dans l’eau. Bernadette est attentive. Plus tard, attiré par cette eau limpide j’essaie d’y retourner. Le résultat est le même.

La soirée est agréable. La chaleur est tombée. Nous profitons de l’isolement pour rester et déambuler nus jusqu’au moment de nous coucher. A 20 heures nous nous endormons heureux.

 

January 17, 1998 BOURAIL/POYA - 60 km

 

4: 30 pm - lift and quick breakfast. We ride our tandem to 5: 15 pm.

Everything goes well. It's pretty hot, but the sky is slightly warped by the mist of the morning. The asphalt will scroll to an average of 11 to 12 kilometers per hour under our wheels. From time to time we stop to rest and drink.

10: 30 am - we arrive at Poya after 42 kilometers. We go to the police to request a place to pitch our tent. The gendarme of faction (an auxiliary) cannot make a decision. It is simply reinforcing and not familiar with the surroundings. He asks us back around 11: 30 pm. The head of brigade is on leave, his Deputy at rest but he thinks we can be accommodated in the Chamber of passage. We will wait and take advantage of this time to visit the Church and its surroundings. On the square is a mango tree loaded fruit walls. Beautiful mangoes have fallen to the ground. We taste some. They are sweet and juicy. His mouth still full of sugar we will drink us at the convenience store near the gendarmerie. While we ask to settle (Kanak) consumers sitting near us say have paid.

11: 30 - one another gendarme said (but still no Assistant) could not do anything for us. Above all, he does not want to take a decision in the absence of its leader who would still not there. Looking around us we notice someone, (without hesitation we recognise it for a metropolitan), wandering in civilian clothes in the mounted police. In our opinion, it is the person's Assistant but who wants nothing appear.

While we leave the gendarmerie, a gendarme native, visibly annoyed by the situation offers to call a breeder who occasionally receives tourists and campers on its river. After contact it gladly accepts for receiving us. Benevolent Constable provides us with the necessary explanations. We need to take the direction of Bourail on some kilometres. After the creek (River) Amik, turn right. Station is located to a kilometer.

We leave back but more remembering very well explanations we seek extensively. We have lunch in the nature of our provisions. Bernadette is in a nasty mood and makes me know. I should have it better listen to the coordinates that had been provided to us.

Around 3 p.m. I decided to go and ask on a farm we've seen seeking. It is approximately five hundred metres. People explain to me that the station you are looking for is that of Mr METZDORFF. Indications are given to me to get there.

Where indicated, a very affable man, confirms the good person. To get to his store (grocery-Bazaar) at Poya he asks us to follow her young son to the edge of the creek where we camp. It is about 1500 meters. The place is nice.

The child, 9 years old, moves moves on a small quad. He waits for us in difficult places. We have guided it leaves us making grand gestures of goodbye.

17: 00 - I ride the tent. Bernadette is to take a bath in the simplest device, the river. The water is good she said.

05: 30 pm - my turn comes. I got so hot on the tandem that I caught in the water, earthquakes. I wash, however, rub me the washcloth. Fearing a shock, I is not, to my great regret, completely in the water. Bernadette is attentive. Later, attracted by this clear water trying to return. The result is the same.

The evening is pleasant. The heat fell. We take advantage of isolation to stay and wander barefoot until bed. At 8 pm we fall asleep happy.

 

18 janvier 1998 – POYA Metzdorff/POUEMBOUT – 57 kilomètres.

 

Nous avions prévu un réveil à 3 heures 30 mais c’est à 4 heures 15 que nous émergeons. Il fait encore nuit mais on sent le jour qui pointe.

Bernadette a du mal à sortir du sommeil. Le petit déjeuner passe mal. Le lever est dur.

06 heures notre matériel est rangé. Nous allons monter sur notre tandem lorsque nous voyons passer devant nous à moins de cent mètres une harde de cochons sauvages.

Un kilomètre cinq cents après ce départ nous retrouvons la RT.1 puis gravissons à nouveau le col de Poya.

A Poya, nous nous arrêtons à l’épicerie de monsieur Metzdorff. Nous nous y désaltérons et mangeons un sandwich.

Après cette halte de trois quarts d’heure nous prenons la route à nouveau, vers le nord. Le soleil plein feux dans le ciel nous fait transpirer. Pas un nuage pour quelques taches d’ombre.

10 heures 45 – La route de Népoui est dépassée. Nous arrivons dans la plaine des Gaïacs. Nous nous arrêtons pour nous hydrater. Quelques fruits, mangues, pamplemousses, oranges, nous fournissent le sucre nécessaire à nos efforts. Enfin nous trouvons dans des buissons un peu d’ombre pour nous reposer.

14 heures 30 – Nous reprenons la route. Le soleil à la verticale nous enlève tout espoir de trouver de l’ombre. Dans les buissons il y a quelques instants nous avions plus chaud que sur la route.

C’est pénible. Nous avons l’impression de cuire. Le soleil au-dessus. La chaleur du bitume en dessous.

Nous avalons, sans trop savoir comment, les kilomètres. La fatigue est complète en entrant dans Pouembout. Nous manquons d’eau malgré l’amabilité d’un métis qui nous en a fourni en cours de route.

A Pouembout se trouve un hôtel, (deux étoiles Nouvelle-Calédonie). Nous y prenons une chambre avec climatisation. Les boissons presque glacées que nous avalons sont vite transformée en sueur.

L’hôtel est pourvu de chambres et de cases. Nous optons pour une des secondes. Après la douche nous nous reposons. La climatisation à fond nous avons un peu froid mais cela nous régénère.

19 heures 30 – Au restaurant un seul plat disponible ‘fruits de mer’. Nous déclinons celui-ci. Bernadette le dit sans trop de ménagements. Après palabres et menace de quitter la table nous réussissons (ou plutôt Bernadette réussit) à nous faire servir une entrecôte. Cela correspond mieux à la réparation des efforts fournis dans la journée.

Nous ne tardons pas après le dîner. Couchés rapidement nous nous endormons de même.

 

January 18, 1998 POYA Metzdorff/POUEMBOUT - 57 kilometers.

 

We had planned a wake at 3: 30 pm but it is at 4: 15 pm that we emerge. It's still dark but you feel the day that points.

Bernadette is struggling to come out of sleep. Breakfast goes wrong. Sunrise is hard.

06 hours our material is stored. We will ride on our tandem when we see pass before us less than one hundred meters a herd of wild pigs.

A five hundred kilometer after the start we find the TS.1 then again climb the col de Poya.

A Poya, we stop at the grocery store of Mr Metzdorff. We will quench and eat a sandwich.

After this break of three quarters of an hour we take the road again, to the North. The full sun lights in the sky makes us sweat. Not a cloud for a few spots of shade.

10: 45 pm - the road to Népoui is exceeded. We arrive in the plain of the Gaiacs. We stop for moisturize us. A few fruits, mangoes, Grapefruits, oranges, provide us the sugar necessary to our efforts. Finally we find in the bushes a little shade for to rest us.

02: 30 pm - we take the road. The vertical Sun removes us any hope of finding shade. In the bushes a few moments ago we hotter than on the road.

It is painful. We have the impression of Cook. The sun above. The heat of the asphalt below.

We swallow without knowing how, the kilometres. Fatigue is complete upon entering Pouembout. We lack water despite the kindness of a half-breed who gave in to us along the way.

Pouembout is a hotel, (two stars New Caledonia). We take a room with air conditioning. The almost frozen drinks that we swallow are quickly transformed into sweat.

The hotel is equipped with rooms and boxes. We opt for one of the seconds. After the shower we rely. Air conditioning at bottom we have a little cold but it regenerates us.

7: 30 pm - a single flat available 'Seafood' restaurant. We disclaim it. Bernadette says without too much circumspection. After palaver and threatens to leave the table we succeed (or rather Bernadette succeeds) to serve a steak. This corresponds better to repair efforts in the day.

We do not delay after dinner. Lying quickly we fall asleep as well.

 

19 janvier 1998 – POUEMBOUT/VOH – 43 kilomètres

 

Aujourd’hui, petite étape, seuls 9 kilomètres entre Pouembout et Koné sont prévus au programme de la journée. Il est plus de 10 heures lorsque nous enfourchons le tandem.

Une piste cyclable longe la RT.1 entre les deux villes. C’est presque un luxe de rouler en sécurité.

A 11 heures nous sommes à Koné. Le soleil est haut mais des nuages passent à intervalles réguliers et nous protègent.

Trouvant qu’un arrêt si tôt et si près de notre point de départ nous retient sans rien faire nous décidons de reprendre la route en direction de Voh, distante de 30 kilomètres.

La route n’est pas mauvaise. Nous maintenons notre moyenne de 11 kilomètres/heure. Nous prenons notre temps, nous arrêtant de temps à autre pour nous reposer et nous désaltérer.

Nous entrons dans Voh vers 16 heures 30.

L’hôtel mentionné sur notre guide est fermé depuis l’année dernière. A la première épicerie nous demandons s’il se trouve un endroit pour camper. L’épicière, nous indique avec gentillesse la plage de Gatope (aménagée Nouvelle-Calédonie) à 8 kilomètres de là. Sur la carte sont indiqués deux gites. L’épicière nous dit que l’un des deux est fermé, l’autre est ouvert. Il nous apparaît que ce dernier à la préférence de l’épicière. Elle s’empresse de téléphoner pour demander si l’on peut nous recevoir. On le peut. Distant de 1500 mètres, c’est tout près.

Il nous faut peu de temps pour arriver à destination. Une pancarte indique « Ranch de Gaulle ». Le propriétaire, monsieur Chevalier  nous reçoit aimablement. Il s’empresse de nous servir des boissons rafraîchissantes. La fameuse bière Number One.

Le gite, est construit d’un agglomérat de tôles ondulées. Une avancée assez spacieuse sert de pièce à vivre. Quelques personnes de passage semblent s’accommoder de la précarité des installations et de l’hygiène relative qui y règne.

Nous prenons une douche bienfaisante. L’endroit n’est pas très propre (les murs n’ont jamais dus être nettoyés. Bernadette est passée la première. Elle entreprend pendant que je me lave de mettre du linge dans le lave-linge mis à notre disposition. C’est alors qu’on nous appelle au téléphone. Bernadette s’informe. C’est une équipe de RFO (la filiale calédonienne de FR.3 en mal de reportage) qui prévient qu’elle vient nous interviewer. Nous ne savons pas qui les a informés de notre présence (sans doute l’épicière). Ils insistent. Le sujet les intéresse vraiment.

A peine sommes-nous un peu relaxés que le reporter et son caméraman arrivent. Notre linge qui vient à peine d’être sorti du lave-linge est dans un triste état. Ayant été lavé à 60° et peut-être plus (c’est l’homme à tout faire du gite qui a fait les réglages) certains vêtements ont rétréci, notamment deux tenues cyclistes.

Nous devons, pour les besoins du reportage nous habiller en cyclistes. Nous enfilons nos tenues humides et suivons un scénario établi par le reporter. Nous refaisons notre arrivée au gite. A nouveau l’accueil par monsieur Chevalier (ce dernier s’est changé ayant troqué ses vêtements sales et fripés pour des propres). Des questions sur notre voyage, sa préparation, nos impressions, l’accueil fait par les populations etc… Parmi toutes nos réponses certaines ne seront sans doute pas diffusées.

La fin de l’après-midi et la soirée se passent dans une ambiance conviviale. Les personnes présentes à notre arrivée (sauf un couple de métropolitains de Strasbourg qui sont partis pour dormir dans un hôtel de Koumac) sont restées. Les personnels de RFO restent également. Ils veulent filmer notre départ à 4 heures demain matin.

Le repas du soir outre des salades est composé de gigot de cerf. Les boissons coulent à gogo.

Une case nous sert de chambre. Nous n’en garderons pas le meilleur souvenir. Il n’y a pas de draps (hormis les hôtels, peu s’en servent en brousse). Nous constatons à la lumière de notre bougie que les matelas sont sales. Bernadette refuse de s’allonger. Quant à moi, c’est avec quelque répugnance que je prends place.

Le sommeil me gagne assez vite. Je sens pourtant Bernadette bouger et ronchonner. Elle finit par s’allonger et dormir.

Réveillé plusieurs fois par des moustiques agressifs je me rendors après bien des moulinets de la main.

A 3 heures 30, comme convenu le patron du gite vient nous réveiller. Nous prenons un rapide petit déjeuner (sans regarder autour de nous les reliefs de repas de la veille).

Au moment de régler notre addition je constate que monsieur Chevalier a porté toutes les boissons et les repas servis à notre compte. Je lui fais part de mon désaccord. Il faut lui faire rectifier deux fois pour que le montant corresponde (encore trop élevé) à ce que je consens à payer. Les prestations étant loin de valoir ses prétentions.

Nous partons à 4 heures comme prévu. Les reporters (cheveux ébouriffés, en short) ont tenu parole. Ils sont là, avec leur caméra filmant notre départ.

 

January 19, 1998 POUEMBOUT/VOH - 43 km

 

Today, small step, only 9 kilometers between Pouembout and Kone are planned in the program of the day. It is more than 10 hours when we climbed the tandem.

A bicycle path runs along the TS.1 between the two cities. It's almost a luxury to ride safely.

11 hours we are in Kone. The Sun is high but clouds pass at regular intervals and protect us.

Finding that a judgment so soon and if close to our starting point holding us back without doing anything we decide to hit the road in the direction of Voh, remote of 30 kilometres.

The road is not bad. We maintain our average of 11 kilometres an hour. We take our time, stopping occasionally to rest and refresh us.

We enter Voh around 16: 30 hours.

The hotel mentioned on our guide is closed since last year. At the first grocery store we ask whether there is a place for camping. The grocery, tells us with kindness Gatope Beach (equipped New Caledonia) 8 kilometres away. Two cottages are shown on the map. The grocery tells us that one of them is closed, the other is open. It appears to us that the latter to the preference of the grocery. She hastens to call to ask if you can receive us. It is possible. Remote 1,500 meters, it is close by.

Need us little time to get to destination. A sign indicates "Gaulle Ranch". The owner, Mr. Knight received us kindly. He hastens us serve refreshing drinks. The famous beer Number One.

The cottage is built corrugated agglomerate. A spacious enough advance serves as room to live. A few people crossing appear to accommodate the precariousness of facilities and on hygiene that prevails there.

We take a beneficent shower. The place is not very clean (the walls were never due be cleaned. Bernadette is passed the first. It undertakes while I wash my to put the laundry in the washing machine at our disposal. It is then called us on the phone. Bernadette inquired. It is a team of RFO (the Caledonian subsidiary of reduction in reporting bad) which prevents it comes interview us. We do not know who informed them of our presence (no doubt the grocery). They insist. The topic really interests them.

Just we are somewhat relaxed that the reporter and her cameraman arrive. Our linen that was just barely coming out of the washing machine is in a sad state. Having been washed at 60 ° and maybe more (this is the handyman cottage making settings) some clothes have shrunk, including two cycling outfits.

We must, for the purposes of reporting dress us as a cyclists. We put our wet suits and follow a scenario prepared by the reporter. We are redoing our arrival at the cottage. A new home by Mr Knight (latter changed itself having swapped his soiled and creased clothes for clean). Questions about our trip, its preparation, our impressions, the home made by populations etc... Among all our answers some will probably not be released.

The end of the afternoon and the evening take place in a friendly atmosphere. Those present at our arrival (except a couple of Metropolitan Strasbourg who have gone to sleep in a hotel of Koumac) remained. RFO staff also remain. They want to shoot our departure at 4 o'clock tomorrow morning.

In addition to salads evening meal consists of leg of deer. The drinks flow galore.

A box serves as a room. We keep not the best memory. There are no sheets (except hotels, little used in the Bush). We see in the light of our candle that mattresses are dirty. Bernadette refuses to lie. As for me, it is with some reluctance that I take my place.

Sleep wins me fast enough. I feel yet Bernadette move and griping. She eventually lie down and sleep.

Woke up several times by aggressive mosquitoes I me whole after many hand reels.

3: 30 pm, as agreed the patron of the cottage just wake us up. We take a quick breakfast (without looking around us the reliefs of meals of the day before).

At the time adjust our addition I note that Mr Knight has brought all drinks and meals served at our account. I make him part of my disagreement. We must make correct twice to match the amount (still too high) to what I agree to pay. Benefits being far from his claims.

We start at 4 hours as planned. Reporters (in short, tousled hair) have kept his word. They are there with their camera filming our departure.

 

20 janvier 1998 – VOH/KOUMAC – 73 kilomètres

 

Le peu de sommeil, cette nuit, les libations d’hier au soir font que nous avons ce matin une petite forme. La remorque semble nous tirer vers l’arrière. Nous avons l’impression que les dynamos (une sur le tandem, l’autre sur la remorque) nous freinent. La distance qui nous attend est longue. Elle est jalonnée de plus de faux-plats que de côtes. C’est au départ que nous en avons le plus.

A partir de 5 heures le soleil commence à poindre à l’est. Pas un nuage. La journée promet d’être chaude. Bien que l’heure soit matinale quelques voitures nous ont doublés ou croisés. Un ronronnement se fait entendre derrière nous. Dans notre rétroviseur nous voyons s’approcher doucement la voiture de RFO. Nous pensions le reportage terminé. Nous dépassant doucement le reporter dit avoir besoin de nous filmer sur route. Ils avancent encore doucement puis lors d’une montée le cameraman descend. Se plaçant dans le fossé il nous filme au passage. Plus loin, nous sommes encore filmés. Le cameraman grimpé à l’arrière de la voiture nous filme en plein effort. Pendant une demi-heure nous allons faire l’objet de toute leur attention. Puis, c’est le véritable au revoir.

9 heures 30 – A Kaala-Gomen je bois un demi-litre de Coca-cola d’un trait. Bernadette met plus de temps pour se désaltérer.

Le village traversé nous passons le creek Troulala. Une douzaine de kilomètres nous séparent de Koumac.

A midi nous arrivons à Koumac notre nouvelle étape.

La nuit « chez De Gaulle » ayant été mauvaise nous cherchons un hôtel. Celui que nous choisissons (Le Passiflore) n’a qu’une étoile. La chambre est 4500 Francs Pacifique, sans climatisation mais avec brasseur d’air.

Après une toilette bien méritée nous descendons au restaurant. Ce sont les patrons gérants qui servent. Ils sont très sympathiques. La langue sauce piquante servie est bonne.

L’après-midi est consacré au repos. Nous faisons une sieste réparatrice.

Après une visite en ville où il n’y a pas grand-chose à voir nous rentrons vers 17 heures 30. En terrasse nous dégustons une bière australienne. Le patron reste un bon moment à discuter avec nous.

De retour dans notre chambre nous regardons la télévision (c’est la première fois depuis que nous sommes en Nouvelle-Calédonie). Après le jeu « Questions pour un champion » c’est le journal du soir.. Le dernier titre fait mention de nous.

Bien qu’intéressés par les nouvelles nationales et régionales nous piaffons, sans nous le dire, d’impatience. Que sera-t-il tiré de bon du reportage fait sur nous ?

Lorsque le sujet arrive nous voici « crevant l’écran ». Cela dure 1 minute et 46 secondes, commentaires et interview. L’essentiel a été dit. Le reportage quant à lui avait bien duré 1 heure et demie.

Lorsque nous descendons au restaurant pour le dîner les patrons de l’hôtel s’empressent de dire qu’ils nous ont vus. Ils nous informent qu’ils ont eu le plaisir de dire aux autres clients que nous sommes descendus dans leur établissement. Bien que placés à l’écart, nous sentons que nous sommes observés. C’est heureux que nous dégustons une entrecôte de première qualité accompagnée d’un bon verre de vin.

 

January 20, 1998 VOH/KOUMAC - 73 km

 

The little sleep, tonight, the libations of yesterday in the evening are that this morning we have a small form. The trailer seems to pull us back. We have the impression that the generators (one on the tandem, the other on the trailer) hinder us. The distance that awaits us is long. It is marked more faux-dishes and sides. It is at the start that we have the most.

From 5 o'clock the Sun begins to emerge in the East. Not a cloud. The day promises to be hot. Although time is morning some cars we have doubled or crossed. A purr is heard behind us. In our rearview mirror we see approaching softly the car of RFO. We thought the completed report. We exceeding gently reporter said need to shoot us on road. They argue still gently then during a climb cameraman descends. Standing in the gap he films the passage. Further, we are still filmed. The cameraman climbed on the back of the car films us in full effort. For half an hour we will make the object of their attention. Then, it is the real goodbye.

9.30 a.m. - A Kaala-Gomen I drink half a litre of Coca-cola with a stroke. Bernadette puts more time to drink.

The village crossed we pass the Velusamybalasubramanian creek. A dozen kilometres separate us from Koumac.

At noon we arrive in Koumac our new stage.

The night at De Gaulle» being bad we seek a hotel. That we choose (Le Passiflore) has only one star. The House is 4500 Francs Pacific, without air conditioning, but with Brewer of air.

After a well-deserved toilet we descend to the restaurant. These are managers patterns which are used. They are very friendly. The language served hot sauce is good.

The afternoon is dedicated to rest. We do a restorative NAP.

After a visit in the city where there is not much to do we go back to 5: 30 pm. On the terrace we taste an Australian beer. The boss is a good time to discuss with us.

Back in our room we watch TV (it is the first time since we are in New Caledonia). After the game 'Questions for a champion' it is the newspaper of the evening... The last title refers to us.

Interested in national and regional news although we piaffons, we say, of impatience. That will be shot good of reporting done on us?

When subject happens here "crevant screen. This lasts 1 minute and 46 seconds, reviews and interview. Most said. Well, the story about him lasted 1 hour and a half.

When we go down to the restaurant for dinner patrons of the hotel are eager to say they have seen us. They informed us that they had the pleasure to tell other customers as we descended in their establishment. Although placed in the gap, we feel that we are observed. It is pleased that we taste a steak of first quality accompanied by a good glass of wine.

L-eglise-de-Koumac